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21 mai 2008

Les É.-U. entrevoient la multiplication d'accords d'exemption de visas

Ils espèrent ajouter huit pays à ce programme en 2008.

 
Accord sur le VWP
Des responsables américains et estoniens suite à des entretiens relatifs au Programme d'exemption de visa (VWP). (© AP Images)

Washington - Aux États-Unis, la vaste majorité des visiteurs étrangers qui dépassent la durée de séjour autorisée par leur visa le font pour des raisons économiques, et des responsables du gouvernement Bush ont bon espoir qu'avec l'essor de leur économie, divers pays pourront participer au Programme d'exemption de visa (VWP) qui autorise des séjours, sans visa, de trois mois au maximum pour affaires ou loisirs.

Le 14 mai, M. Richard Barth, vice-ministre de la sécurité intérieure, a déclaré aux membres de la sous-commission des affaires européennes de la Chambre des représentants que les pays ayant de nombreux ressortissants visitant les États-Unis et un faible taux de refus de visas étaient des candidats idéaux pour participer à ce programme.

Le sous-secrétaire d'État adjoint aux services des visas, M. Stephen Edson, a déclaré aux membres de la sous-commission que des facteurs économiques étaient la principale raison des refus de visas de non-immigrant. Le département d'État considère en effet que les candidats rejetés risquent, plus que d'autres, de prolonger leur séjour et d'essayer de travailler illégalement aux États-Unis. L'amélioration de la situation économique dans leur pays, où ils peuvent travailler légalement, réduirait donc probablement le nombre de refus de visas et ferait des pays concernés de bons candidats pour participer au VWP.

Selon les critères de participation à ce programme, le taux de refus de visas de non-immigrant ne peut pas dépasser 3 % pour chaque pays concerné. La loi accorde cependant une certaine souplesse au ministère de la sécurité intérieure, à condition que ce taux demeure inférieur à 10 %.

Le président de la sous-commission, le démocrate de Floride Robert Wexler, a déclaré que les statistiques de 2006 révélaient que plus de 15 millions de personnes avaient utilisé ce programme pour entrer aux États-Unis à des fins d'affaires, d'éducation, de tourisme ou de visites familiales ou amicales.

« Le programme d'exemption de visas est un outil extrêmement important pour les États-Unis dans les domaines de la sécurité, de l'économie, de la culture et de la diplomatie. Depuis plus de 22 ans, il permet à des citoyens de 27 pays alliés de se rendre sans visa aux États-Unis. »

Les participants actuels sont les suivants : Allemagne, Andorre, Australie, Belgique, Brunei, Danemark, Espagne, Finlande, France, Islande, Irlande, Italie, Japon, Liechtenstein, Luxembourg, Monaco, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Saint-Marin, Singapour, Slovénie, Suède et Suisse.

Des mémorandums d'accord ont en outre été passés avec l'Estonie, la Lettonie, la Hongrie, la Lituanie, Malte, la Slovaquie, la République de Corée et la République tchèque.

M. Barth a précisé durant la séance que le gouvernement Bush voulait ajouter de nouveaux membres au programme « cette année si possible », et qu'il s'était rendu en Pologne, en Roumanie et en Bulgarie pour discuter de leur future participation au programme.

Le renforcement de la sécurité est lié à l'expansion du programme

Les deux objectifs du VWP, à savoir la sécurité et l'expansion de la participation, sont complémentaires, a affirmé M. Barth. « L'expansion du cercle des pays admis crée une forte incitation pour les pays candidats à renforcer leurs normes de sécurité et à approfondir leur coopération avec les États-Unis dans les domaines liés à la sécurité. »

M. Wexler a déclaré que deux pays, l'Argentine et l'Uruguay, avaient été éliminés du programme du fait du nombre élevé de leurs ressortissants qui dépassaient le séjour autorisé par leur visa. Toutefois, a précisé M. Barth, la vaste majorité des bénéficiaires de l'exemption de visa quittent le territoire des États-Unis dans la limite des 90 jours autorisés, et certains dépassements rapportés sont le fait d'erreurs des compagnies aériennes qui ne transmettent pas les documents adéquats relatifs au départ des visiteurs.

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