View Other Languages

We’ve gone social!

Follow us on our facebook pages and join the conversation.

From the birth of nations to global sports events... Join our discussion of news and world events!
Democracy Is…the freedom to express yourself. Democracy Is…Your Voice, Your World.
The climate is changing. Join the conversation and discuss courses of action.
Connect the world through CO.NX virtual spaces and let your voice make a difference!
Promoviendo el emprendedurismo y la innovación en Latinoamérica.
Информация о жизни в Америке и событиях в мире. Поделитесь своим мнением!
تمام آنچه می خواهید درباره آمریکا بدانید زندگی در آمریکا، شیوه زندگی آمریکایی و نگاهی از منظر آمریکایی به جهان و ...
أمريكاني: مواضيع لإثارة أهتمامكم حول الثقافة و البيئة و المجتمع المدني و ريادة الأعمال بـ"نكهة أمريكانية

20 juin 2008

Il est nécessaire d'investir davantage dans le secteur agricole

Propos d'un politologue américain

 
Robert Paarlberg
M. Robert Paarlberg, professeur de sciences politiques à l'université Wellesley. (Photo avec l'aimable permission de Robert Paarlberg)

Washington - La forte hausse du cours du riz, du blé, du maïs et d'autres céréales sur le marché mondial a illustré la nécessité d'une action internationale de plus grande ampleur pour aider les personnes sous-alimentées dans le monde à augmenter leur production vivrière, a indiqué un professeur de sciences politiques de l'université Wellesley (près de Boston), M. Robert Paarlberg.

« Quelque 75 % des 800 à 900 millions de personnes pauvres et sous-alimentées dans le monde, a-t-il dit, habitent dans des zones rurales et non pas dans des villes, en particulier en Asie méridionale et en Afrique subsaharienne. »

Leur alimentation provient de ce qu'ils cultivent ou de ce qu'ils achètent dans des marchés locaux, a-t-il indiqué lors d'un séminaire organisé récemment à Washington par l'institut Hudson. Selon lui, ces personnes sont sous-alimentées à cause de la faiblesse des rendements de leurs exploitations agricoles et non pas à cause de la hausse du cours des céréales.

Le professeur Paarlberg est l'auteur de l'ouvrage Starved for Science : How Biotechnology is Being Kept Out of Africa dans lequel il préconise l'emploi par les agriculteurs africains de semences génétiquement modifiées, d'engrais chimiques et de méthodes modernes d'irrigation. M. Norman Borlaug, qui a reçu le prix Nobel pour avoir inventé un qualité de riz à fort rendement et pour avoir ainsi réduit la faim dans le monde, a donné son aval à cet ouvrage, tout comme l'ancien président Jimmy Carter.

« Ce n'est pas le prix des produits agricoles sur le marché mondial qui devrait être la question prioritaire en matière de politique. Il s'agit plutôt d'augmenter la productivité de centaines de millions de petits paysans pauvres, en particulier en Afrique. »

L'Asie méridionale n'importe que 6 % des céréales qu'elle consomme. En Afrique subsaharienne, environ 10 % de l'ensemble des calories consommées provient du marché mondial, même lorsque les prix sont faibles.

La part de l'aide des États-Unis au développement qui va à l'agriculture n'était plus que de 1 % en 2007 contre 25 % en 1980, a-t-il dit. De même, l'aide de la Banque mondiale à l'agriculture a fortement diminué pour passer de 30 % de l'ensemble de son aide en 1980 à 8 % à l'heure actuelle.

« Vu la hausse actuelle des cours des céréales sur le marche mondial, on peut espérer que l'on remédiera enfin en partie à la négligence des vingt à trente dernières années, mais il faudra aussi poursuivre ces investissements lorsque les cours mondiaux baisseront de nouveau. »

La Banque mondiale et le gouvernement des États-Unis sont conscients de ces problèmes. Le président de la Banque mondiale, M. Robert Zoellick, a préconisé une « nouvelle donne » en ce qui concerne la politique agricole.

La Banque mondiale compte accroître le montant de ses prêts au secteur agricole en Afrique pour le faire passer de 450 millions de dollars à 800 millions et aider les pays et leurs agriculteurs à faire face aux risques systémiques. « Nous pouvons offrir un accès à de nouvelles technologies et à des méthodes scientifiques », a indique M. Zoellick.

Le président Bush a demande aux parlementaires d'habiliter le gouvernement des États-Unis a consacrer une partie des crédits destines a l'aide alimentaire a l'achat de produits agricoles dans les pays bénéficiaires de cette aide.

Selon M. Paarlberg, les pénuries de vivres ont actuellement pour origine plusieurs facteurs qui sont apparus il y a une trentaine d'années et qui ont causé la hausse des prix des produits alimentaires, du pétrole et d'autres produits de base.

« On comprend mieux la crise alimentaire des années 1970 si on la considère comme faisant partie de la hausse générale des prix des produits de base suscitée par une croissance économique rapide et par une politique monétaire inflationniste, tout comme maintenant », a fait remarquer M. Paarlberg.

Dans les années 1970 comme maintenant, les cours du blé, du maïs et du riz ont augmenté considérablement, et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture a convoqué une réunion au sommet pour envisager ce qu'il convenait de faire. Tout comme maintenant, la Réserve fédérale (la Banque centrale des États-Unis) a réduit fortement les taux d'intérêt, et de nombreux pays producteurs de céréales en ont interdit l'exportation ou imposé des taxes sur les céréales exportées.

À l'heure actuelle, 28 pays, dont les principaux pays asiatiques exportateurs de riz (le Cambodge, la Chine, l'Inde, l'Indonésie et le Vietnam), ont interdit l'exportation de cette céréale. « Bien entendu, cette interdiction va entraîner une hausse extraordinaire du cours du riz sur le marché mondial, mais heureusement ce marché ne satisfait que 7 % de la consommation mondiale. Il s'agit donc d'une distorsion extrême d'un marché international relativement peu important.

Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?