18 juin 2008
Portrait d’un créateur d’entreprise immigré, originaire de la Chine

Il faut parfois prendre des risques pour assurer une meilleure existence à sa famille. C’est une leçon que Patrick Lo apprend quand ses parents décident de fuir la Chine et la révolution culturelle de Mao, dans les années 1960. Se séparant des siens pour augmenter leurs chances de succès, Patrick réussit, avec une de ses tantes, à atteindre Macao. Malheureusement, ses parents sont faits prisonniers et envoyés dans un camp de rééducation, où ils demeurent jusqu’à la mort de Mao, en 1975.
Vivant avec ses grands-parents à Hongkong, Patrick obtient une bourse réservée aux étudiants de pays en voie de développement pour étudier à l’université Brown, située dans le Rhode Island. Afin de réunir les 400 dollars nécessaires pour se rendre par avion aux États-Unis, il organise une collecte, qu’il décrit comme sa première expérience en matière de mobilisation de fonds. Après avoir payé son taxi, il n’a plus que 170 dollars en poche à son arrivée aux États-Unis.
Patrick reçoit une licence d’ingénieur électricien de l'université Brown et retourne à Hongkong pour trouver du travail. Hewlett-Packard l'embauche dans son bureau asiatique, puis le transfère à son siège dans la Silicon Valley. Il entre ensuite dans la société Bay Networks, qui l'autorise à établir Netgear en tant qu’entreprise indépendante au sein d’une société, avec un budget et un personnel indépendants. Netgear est spécialisée dans les réseaux informatiques pour les particuliers et les petites et moyennes entreprises. Lorsque la société Nortel achète Bay Networks, elle exprime peu d’intérêt pour Netgear. Patrick Lo réunit alors les fonds nécessaires pour en faire l'acquisition.
En 2003, Netgear est devenue suffisamment rentable pour pouvoir être cotée en Bourse. Actuellement, cette société, qui a son siège à Santa Clara (Californie), emploie plus de 300 personnes. L’un des dispositifs fabriqués par Netgear peut être branché dans n’importe quelle prise de courant et a fait l’objet de comptes rendus favorables dans le Wall Street Journal et dans d’autres publications.
« Si j’étais resté à Hongkong, j’aurais fini comme réparateur de radios, déclare Patrick. C’est la culture américaine qui m’a encouragé à faire preuve d’ambition. »
Les opinions exprimées dans le présent article ne reflètent pas nécessairement les vues ou la politique du gouvernement des États-Unis.
Note : le présent portrait a paru pour la première fois dans une étude sur les créateurs d'entreprise immigrés et sur la compétitivité des États-Unis (American Made : the Impact of Immigrant Entrepreneurs and Professionals on U.S. Competitiveness), réalisée pour le compte de la National Venture Capital Association, sous la direction de Stuart Anderson, de la National Foundation for American Policy, et de Michaela Platzer, de Content First LLC.