18 juin 2008
Portrait d'un créateur d'entreprise immigré, originaire d'Israël

Zvi Or-Bach est arrivé aux États-Unis en 1981 grâce à un visa H-1, précurseur du visa de travail H-1B. Après avoir travaillé chez Honeywell pendant deux ans, il regagne Israël. Sa brève expérience professionnelle aux États-Unis le convainc qu'il y reviendra un jour et qu'il trouvera son créneau sur le marché américain. Et c'est précisément ce qu'il fait.
En 1990, il fonde Chip Express pour exploiter un procédé laser breveté qui permet de produire des prototypes de circuit intégré (puce) dans les vingt-quatre heures. Comme de nombreux autres créateurs d'entreprise immigrés, Zvi fonde ensuite, en 1999, une autre société, eASIC, à Santa Clara (Californie). Cette entreprise utilise un ensemble de circuits intégrés et de logiciel pour permettre à ses clients, notamment des producteurs d'appareils électroniques de grande consommation, de mettre rapidement et à peu de frais sur le marché des produits sur mesure.
Le président-directeur général de la société, Ronnie Vasishta, qui est né en Angleterre, est venu aux États-Unis pour travailler chez LS Logic. Quelques années plus tard, Vinod Khosla, de la société de capital-risque Kleiner Perkins Caulfield & Byers, recrute Ronnie et lui confie la direction de la société eASIC. « J'étais célibataire quand je suis arrivé aux États-Unis, dit-il. C'est très intimidant de venir dans un nouveau pays et de repartir à zéro, mais c'est aussi stimulant car on a l'impression de ne pas avoir de filet de protection ». Ronnie déclare qu'à un moment donné sa venue aux États-Unis est devenue inévitable. « Vais-je stagner dans une autre partie du monde ou vais-je venir ici ? Les États-Unis ont cet effet sur vous. Ils attirent les gens ambitieux. »
Zvi Or-Bach, qui est titulaire d'une trentaine de brevets, principalement dans le domaine des ensembles de circuits intégrés semi-personnalisés, a aidé eASIC à survivre à son démarrage en ayant des salariés aux États-Unis, en Malaisie et en Roumanie. La plupart des membres de son personnel habitent aux États-Unis, mais l'expérience et les contacts de Chip Express l'ont aidé à établir des services de conception et de production dans plusieurs pays.
Zvi s'inquiète de voir la politique actuelle en matière d'immigration nuire à son pays d'adoption. « C'est pénible à voir, dit-il. À cause des restrictions en matière d'immigration, notamment en ce qui concerne les visas H-18, nous perdons de nombreux grands talents.. Ayant travaillé aux États-Unis ces vingt dernières années, je considère que l'immigration revêt une importance vitale pour la croissance de ce pays et pour sa compétitivité au niveau international. Il ne fait aucun doute que l'immigration est l'arme secrète des États-Unis. »
Les opinions exprimées dans le présent article ne reflètent pas nécessairement les vues ou la politique du gouvernement des États-Unis.
Note : le présent portrait a paru pour la première fois dans une étude sur les créateurs d'entreprise immigrés et sur la compétitivité des États-Unis (American Made : the Impact of Immigrant Entrepreneurs and Professionals on U.S. Competitiveness), réalisée pour le compte de la National Venture Capital Association, sous la direction de Stuart Anderson, de la National Foundation for American Policy, et de Michaela Platzer, de Content First LLC.