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07 juillet 2008

Le président Bush et la réunion au sommet du G8

M. Bush invite les dirigeants des autres États membres du G8 à s'acquitter de leurs engagements.

 

On trouvera ci-après le document que la Maison-Blanche a diffusé le 3 juillet 2008 et dans lequel le président Bush et son conseiller en matière d'affaires économiques internationales, M. Dan Price, expliquent les objectifs des États-Unis pour la réunion au sommet du G8 qui se tient actuellement au Japon. Les citations suivantes sont extraites de la déclaration que le président a faite le 2 juillet et de la conférence de presse que M. Dan Price a donnée le 1er juillet.

(Début de la transcription)

M. Bush : « Le G8 peut répondre de ses promesses et obtenir des résultats. Ses membres doivent prendre des mesures pour s'acquitter de leurs engagements. »

M. Bush : « Je vais assister à la réunion du G8 et parler de la grande compassion du peuple américain et de son souci de faire face aux problèmes. (…) Lors de récents sommets, les États membres du G8 se sont engagés à aider les pays en développement à s'attaquer à leurs problèmes dans les domaines de la santé, de l'enseignement, de la lutte contre la corruption, entre autres (…) Comme je l'ai dit récemment, nous avons besoin de personnes qui ne font pas seulement des promesses, mais qui émettent des chèques en vue de favoriser le respect des droits de l'homme et de la dignité humaine ainsi que la paix. »

Afrique

M. Bush : « En 2005, les chefs d'État et de gouvernement des États membres du G8 se sont engagés à doubler l'aide au développement destinée à l'Afrique. (…) Les États-Unis sont sur la bonne voie pour s'acquitter de leurs engagements. Au Japon, j'exhorterai les autres chefs d'État à remplir aussi leurs engagements. »

M. Price : « Cet engagement, allié à ceux des autres donateurs, aurait pour effet d'augmenter l'aide à l'Afrique pour la faire passer à 25 milliards de dollars en 2010. (…) Au sommet de Gleneagles, le président Bush avait annoncé que les États-Unis doubleraient leur aide à l'Afrique subsaharienne entre 2004 et 2010 et nous sommes sur la bonne voie pour atteindre cet objectif et de faire passer notre aide à 8,67 milliards de dollars en 2010. »

La lutte contre les maladies dans les pays en développement

M. Bush : « Il est important que, au cours des cinq prochaines années, les États-Unis financent l'administration de médicaments antirétroviraux à environ 2,5 millions de personnes, que nous prévenions 12 millions de cas de sida et que nous nous souciions de 12 millions de personnes touchées par le sida, dont 5 millions d'orphelins et d'enfants en situation vulnérable. »

M. Price : « Lors de la réunion du G8 de l'an dernier, les États-Unis ont incité les autres États membres à faire autant que ce qu'ils faisaient dans le cadre du PEPFAR (programme d'aide d'urgence des États-Unis à la lutte contre le sida à l'étranger). (…) À ce jour, les États-Unis ont financé, dans le cadre du PEPFAR, l'administration de médicaments à près de 1,7 million d'habitants de l'Afrique subsaharienne. »

M. Price : « Dans le cadre de l'Initiative du président Bush en faveur de la lutte contre le paludisme, les États-Unis s'emploient à réduire de 50 % le nombre de décès dus à cette maladie dans les 15 pays africains les plus touchés. (..) Lors de la réunion au sommet de l'an dernier, les États-Unis ont également incité les autres États membres à faire autant que ce qu'ils faisaient dans le cadre de cette initiative, et en conséquence le G8 s'est engagé à répondre aux besoins en la matière dans les 30 pays africains les plus touchés. En 2007, plus de 25 millions de personnes ont bénéficié de la mise en œuvre de l'Initiative du président en faveur de la lutte contre le paludisme, qui comprend des mesures de prévention et de soins telles que la fourniture de moustiquaires, la pulvérisation d'insecticides et la distribution de médicaments. »

M. Price : « Lors des dernières réunions au sommet du G8, les États membres se sont aussi engagés à apporter une aide pour lutter contre la poliomyélite (…) Les États-Unis se sont acquittés de leurs engagements en maintenant le niveau de leurs contributions. Nous avons fourni plus de 1,4 milliard de dollars au titre de l'éradication de la poliomyélite depuis 1988, soit presque le double que tout autre pays a donné à ce titre. Nous avons incité nos partenaires du G8 à remplir l'engagement qu'ils avaient pris pour ce qui est du maintien de leur aide financière ou de son accroissement. Nous sommes résolus à achever notre tâche et à éradiquer la poliomyélite. »

M. Bush : « Nous allons aussi étudier des mesures supplémentaires en vue de s'attaquer à d'autres problèmes, tels que le besoin de former des agents sanitaires dans les pays africains qui sont des partenaires du G8. »

M. Price : « Le président et le premier ministre britannique (M. Gordon Brown) ont annoncé une initiative visant à augmenter le nombre d'agents sanitaires dans 4 pays africains afin que ces pays atteignent le chiffre minimum fixé par l'Organisation mondiale de la santé, qui est de 2,3 agents sanitaires par 1.000 habitants (…) Les États-Unis et le Royaume-Uni œuvreront de concert avec l'Éthiopie, le Kénya, le Mozambique et la Zambie en vue d'atteindre cet objectif. Les États-Unis vont investir au moins 1,2 milliard de dollars au cours d'une période de cinq ans à cet effet. »

M. Bush : « Nous devrions nous fixer pour objectif le traitement d'au moins 75 % des personnes atteintes de maladies tropicales négligées dans les pays les plus touchés. »

M. Price : « Le président a annoncé une initiative des États-Unis visant à consacrer 350 millions de dollars à la lutte contre certaines maladies tropicales qui sont négligées. (…) Ce montant de 350 millions de dollars réparti sur une période de cinq ans permettrait de fournir un traitement à plus de 300 millions de personnes en Afrique, en Asie et en Amérique latine. »

Sécurité alimentaire

M. Bush : « J'ai annoncé que les États-Unis allaient consacrer près de 1 milliard de dollars au renforcement de la sécurité alimentaire dans le monde (…) A Toyako, je demanderai aussi aux chefs d'État et de gouvernement des États membres du G8 de prendre des mesures stratégiques importantes en vue de réduire le nombre de personnes qui souffrent de la faim, notamment sous forme de l'accroissement des envois de vivres, d'engrais et de semences aux pays qui sont dans le besoin. (…) Il nous faut aider les pays gravement touchés à augmenter leur production vivrière. (…) Je vais aussi faire en sorte que le monde comprenne l'importance des technologies agricoles perfectionnées, dont la biotechnologie, pour aider les pays à accroître leur production vivrière. »

M. Price : « Le 1er mai, le président a annoncé une nouvelle initiative visant à consacrer 770 millions de dollars de plus aux programmes d'aide alimentaire et d'aide au développement, ce qui porterait à près de 1 milliard de dollars le montant de l'aide supplémentaire que le gouvernement des États-Unis avait annoncé pour s'attaquer à la crise alimentaire depuis la mi-avril. (…) Ces fonds supplémentaires mettront les États-Unis sur la bonne voie pour fournir près de 5 milliards de dollars au titre de la lutte contre la faim dans le monde en 2008 et en 2009. »

Libéralisation des échanges commerciaux et des investissements

M. Bush : « Nous allons œuvrer en faveur de la suppression des obstacles aux échanges commerciaux et aux investissements dans le monde entier. C'est là une occasion pour les États membres du G8 et pour les autres pays qui participeront à la réunion au sommet de parler de l'aboutissement des négociations de Doha. Les États-Unis sont fermement résolus à agir en faveur de cet aboutissement. Nous nous employons avec énergie à faire en sorte qu'il ait lieu avant la fin de l'année, et ce sera une bonne occasion au Japon de discuter de ce que nous avons besoin de faire ensemble pour élargir l'accès aux marchés et pour réduire les subventions agricoles.

M. Price : « Nous pensons qu'il est probable que les chefs d'État et de gouvernement des États membres du G8 parleront des avantages des investissements étrangers pour l'économie mondiale, pour ce qui de stimuler la croissance économique, de créer des emplois, d'augmenter la productivité et d'encourager la concurrence. Nous sommes convaincus qu'ils devraient parler de l'importance d'appliquer eux-mêmes un certain nombre de principes fondamentaux en matière d'investissement et d'encourager d'autres pays à les adopter, notamment un traitement équitable et non discriminatoire, la nécessité de la transparence et de la prévisibilité et l'importance de veiller à ce que l'examen par les pouvoirs publics des projets d'investissements étrangers se concentre sur les questions de sécurité nationale. »

Sécurité énergétique et changements climatiques

M. Bush : « Nous pouvons améliorer la sécurité énergétique et la protection de l'environnement sans sacrifier la croissance économique. (…) Il sera difficile d'investir dans le secteur des nouvelles technologies si nous n'avons pas les fonds nécessaires à cet effet, et il nous faut donc veiller à ce que l'économie de nos pays soit dynamique. (…) Les États-Unis mettent actuellement en œuvre des programmes dont l'application est obligatoire et qui auront pour effet de mettre fin à l'émission de milliards de tonnes de gaz à effet de serre. »

« Nous avons un plan solide lorsqu'il s'agit de fournir une aide financière pour encourager les nouvelles technologies. Nous allons consacrer plus de 40 milliards de dollars sous forme de garanties de prêt pour inciter le secteur privé à innover dans le domaine des technologies énergétiques non polluantes. (…) Le projet de budget pour 2009 prévoit plus de 4 milliards de dollars pour favoriser l'adoption de technologies qui sont susceptibles d'éviter l'émission de gaz à effet de serre, de la réduire ou de capturer ces gaz. »

M. Price : « Le progrès technique est essentiel pour atteindre nos objectifs qui sont interdépendants en matière de changements climatiques, de sécurité énergétique et de développement économique. (…) Lors du sommet du G8, nous espérons obtenir le soutien des autres pays en vue de la création d'un fonds destiné à faciliter l'utilisation des technologies non polluantes dans les pays en développement. Les États-Unis se sont engagés à verser 2 milliards de dollars à ce fonds. En outre, nous aimerions que les États membres du G8 accroissent le financement des travaux de recherche et développement dans le domaine des technologies énergétiques non polluantes. »

M. Bush : « Nous allons nous réunir avec les chefs d'État et de gouvernement des grandes puissances économiques pour élaborer des stratégies communes et des mesures pratiques en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre. (…) Il s'agit de mettre au point une stratégie dans laquelle les grandes puissances économiques ont un rôle à jouer. Nous ne pourrons pas avoir un accord qui ait de l'effet si la Chine et l'Inde n'en font pas partie. C'est aussi simple que cela. Je vais le rappeler à nos partenaires. Nous tenons aussi à ce que la convention-cadre de l'ONU (sur les changements climatiques) donne des résultats. Il nous faut parvenir à un terrain d'entente sur la manière dont il convient de procéder. »

M. Price : « Vu la rapidité de l'accroissement manifeste des émissions (de gaz à effet de serre) des pays émergents, l'action des États membres du G8 à elle seule ne permettra pas de résoudre ce problème. »

(Fin de la transcription)

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