29 août 2008

Un parc, selon la définition qu'on en retient généralement, est un lieu où se trouvent des arbres, des fleurs et des chemins sinueux et où l'on se rend à des fins récréatives. Mais certains des sites gérés par le Service des parcs nationaux ne correspondent pas du tout à cette définition. Consultez la liste des 391 « unités » du Service des parcs et vous trouverez des champs de bataille, des parcs militaires, des sites historiques, des mémoriaux, des monuments, des rivières, des rivages et des pistes de randonnée. Et des parcs naturels aussi.
Cela fait plus de 130 ans que le premier parc national américain a été désigné comme tel, en 1872. En fait, ce premier parc - Yellowstone - avait déjà un âge respectable lorsque le Service des parcs nationaux a été crée en 1916 avec pour mission de superviser les sites nationaux qui nous sont chers. Au fil des ans, la définition des lieux méritant d'être protégés par les autorités fédérales a varié et évolué.
Qu'ils soient officiellement désignés comme des monuments, des parcs, des lieux historiques ou selon l'une quelconque des 20 catégories de parcs nationaux, ces sites que les générations passées ont décidé de protéger et de préserver en disent long sur ce que les États-Unis valorisent et sur l'histoire qu'ils espèrent transmettre aux générations à venir.

Les parcs nationaux comprennent diverses ressources, ainsi que de vastes terres ou plans d'eau dont les caractéristiques naturelles sont ainsi protégées. Le parc national des Great Smoky Mountains dans le sud-est des États-Unis et le Grand Canyon dans le sud-ouest sont deux des sites qui attirent le plus de visiteurs dans cette catégorie.
Les monuments nationaux préservent au moins un site important sur le plan national. Le Canyon de Chelly et les Ruines de Casa Grande, en Arizona, abritent tous deux des vestiges d'habitations de peuples anciens et figurent sur la liste des monuments nationaux. On trouve aussi sur cette liste la Statue de la Liberté du port de New York, donnée par la France aux États-Unis à l'occasion du centenaire de l'indépendance des États-Unis en 1876.
Les parcs et sites historiques nationaux sont des lieux importants dans l'histoire de notre nation, pour le meilleur ou pour le pire. Il peut aussi s'agir de parcs militaires et de champs de bataille. À Philadelphie, en Pennsylvanie, le parc historique national de l'indépendance comprend les structures et les lieux où les colons américains rebelles ont fait le projet de s'émanciper de l'empire britannique. Le site historique national de Manzanar, dans l'est de la Californie, préserve et présente au public l'endroit où des Américains d'origine japonaise ont été internés pendant la Deuxième Guerre mondiale. On trouve également dans cette catégorie le parc militaire national de Gettysburg (Pennsylvanie), où a eu lieu en 1863 une bataille décisive lors de la guerre de Sécession.
Les mémoriaux nationaux sont principalement des sites commémoratifs dont l'emplacement n'a pas nécessairement de rapport avec les événements évoqués. Divers mémoriaux de Washington rendent hommage aux combattants de la Deuxième Guerre mondiale et des guerres de Corée et du Vietnam. Entrent également dans cette catégorie les lieux qui évoquent le souvenir d'anciens présidents, qu'il s'agisse de statues érigées en leur honneur ou de leurs lieux de résidence.
Les routes vertes, rivages, rives de lacs, rivières, cours d'eau, pistes de randonnée pittoresques et sites de loisirs figurent parmi les autres catégories dont relèvent les quelque 400 sites gérés par le Service des parcs nationaux.
Le parc national de Wolf Trap pour les arts du spectacle est le seul de sa catégorie. Situé dans le nord de l'État de Virginie, à la périphérie de Washington, ce centre présente tous les étés une centaine de spectacles de styles très variés. Pendant l'été 2008, des représentations de l'Orchestre symphonique national, d'une troupe d'opéra de Gilbert et Sullivan, de la chanteuse de country musique Trisha Yearwood et du guitariste de jazz George Benson sont au programme.