View Other Languages

We’ve gone social!

Follow us on our facebook pages and join the conversation.

From the birth of nations to global sports events... Join our discussion of news and world events!
Democracy Is…the freedom to express yourself. Democracy Is…Your Voice, Your World.
The climate is changing. Join the conversation and discuss courses of action.
Connect the world through CO.NX virtual spaces and let your voice make a difference!
Promoviendo el emprendedurismo y la innovación en Latinoamérica.
Информация о жизни в Америке и событиях в мире. Поделитесь своим мнением!
تمام آنچه می خواهید درباره آمریکا بدانید زندگی در آمریکا، شیوه زندگی آمریکایی و نگاهی از منظر آمریکایی به جهان و ...
أمريكاني: مواضيع لإثارة أهتمامكم حول الثقافة و البيئة و المجتمع المدني و ريادة الأعمال بـ"نكهة أمريكانية

21 janvier 2010

Séisme en Haïti : le navire-hôpital américain Comfort commence à accueillir des patients

 
Agrandissement
Un médecin pédiatre de la marine soigne un petit Haïtien à bord de l'USNS Comfort.
Shawn Safford, un médecin pédiatre de la marine des É.-U., tient la main d'un petit Haïtien dans une salle d'attente de l'USNS Comfort.

Washington - Dès son arrivée au large des côtes haïtiennes et avant même de jeter l'ancre dans la rade de la capitale, le navire-hôpital américain Comfort a commencé à accueillir des blessés du séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier.

La secrétaire d'État, Mme Hillary Rodham Clinton, a dit que l'arrivée du Comfort était « d'un grand secours » alors que le personnel médical international sur le terrain continuait de soigner des victimes malgré les difficultés créées par la catastrophe naturelle.

S'exprimant lors d'une conférence de presse au département d'État le 20 janvier, Mme Clinton a dit que le Comfort avait amené plus de 600 médecins et autres membres de la profession médicale, et « qu'il apportait une contribution importante à nos efforts de secours ».

« Des patients ont déjà été amenés à bord par hélicoptère et soignés », a indiqué Mme Clinton.

Selon un article de M. Jim Garamone, du service de presse du ministère de la défense, publié le 20 janvier, des médecins, des infirmiers et les autres membres de l'équipe médicale à bord du Comfort avaient immédiatement commencé à évaluer leurs premiers patients avec divers tests, analyses et radiographies avant de les envoyer dans les salles d'opération, les unités de soins intensifs ou pour d'autres tests.

Des créolophones sont allés à bord du navire-hôpital pour faciliter les communications entre le personnel médical et les patients. Dans son article, M. Garamone dit que le Comfort continue de réarranger l'espace à bord pour pouvoir accueillir un nombre accru de patients et aussi parce qu'il attend l'arrivée de 350 spécialistes qui viendront se joindre à leurs collègues.

Agrandissement
Le navire-hôpital américain Comfort est arrivé à Haïti le 20 janvier 2010.
Le navire-hôpital américain Comfort a commencé à accueillir des blessés du séisme même de jeter l'ancre dans la rade de Port-au-Prince.

Le Comfort a une capacité totale de 1.000 lits, avec des unités séparées pour divers niveaux de soins allant jusqu'aux soins intensifs, de même que des services de convalescence et de récupération. Il est également équipé de 12 salles d'opération.

Mme Clinton a souligné que le personnel militaire et civil envoyé par les États-Unis consultait le président haïtien, M. René Préval, et son gouvernement sur « chaque aspect » de l'opération de secours, qui, dit-elle, est l'une des plus vastes de l'histoire. « Les autorités haïtiennes établissent les priorités pour les efforts d'aide et de sauvetage, bien qu'elles travaillent dans les circonstances les plus difficiles », a-t-elle précisé.

Avant le tremblement de terre, Haïti et les États-Unis œuvraient de concert sur des plans visant à susciter la croissance économique durable et de nouvelles possibilités sur cet État insulaire. « Ces projets, qui constituent un fondement très solide, seront évidemment revus et corrigés, mais nous ne les abandonnerons pas », a indiqué Mme Clinton. « Haïti aura besoin non seulement des talents et de la persévérance de sa population, y compris la diaspora haïtienne, mais aussi de nous tous, partenaires et amis engagés non pas simplement dans le sillage immédiat de ce tremblement de terre terrible, mais pour le long terme. »

Haïti était « sur le point de percer » mais a été « frappé d'un nouveau coup cruel et inimaginable », a dit Mme Clinton, qui s'est dite confiante que « même en cette heure sombre entre toutes, il se relèvera une fois de plus ». Elle a réaffirmé l'engagement du président Obama que les États-Unis « se tiendraient aux côtés d'Haïti à chaque pas » non seulement pour l'aider immédiatement après cette catastrophe mais aussi pendant son redressement à long terme.

La secrétaire d'État s'est dite fière de tous ceux qui participaient aux efforts de secours à Haïti. « Étant donné les nombreux défis actuels, il est vraiment remarquable de voir combien nous avons déjà accompli ».

Mais il y a encore de nombreux Haïtiens qui ont besoin de fournitures humanitaires et de soins médicaux et « nous ne sommes pas satisfaits », a indiqué Mme Clinton. « Nous travaillons sans relâche pour améliorer la situation. Nous avons davantage de ressources aujourd'hui sur le terrain que nous n'en avions hier. Alors nous allons simplement continuer à faire toujours plus », a-t-elle ajouté.

Le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d'urgence, M. John Holmes, a déclaré lors d'un entretien accordé le 20 janvier au Wall Street Journal, que même « dans les meilleures des circonstances », il y se dressait toujours des obstacles à l'acheminement de l'aide à ceux qui en avaient besoin. « Si vous regardez ce qui se passe dans n'importe quelle catastrophe majeure, il y a toujours la phase immédiate où la poussière se tasse et l'aide est mobilisée, les fournitures humanitaires et les premiers intervenants arrivent sur le terrain mais vous n'en voyez rien dans les rues. Je ne pense pas que les choses se soient particulièrement mal passées dans ce cas, bien que la situation soit frustrante pour tout le monde », a dit M. Holmes. « Il faut toujours un peu de temps pour mettre toutes les étapes de l'acheminement en marche - non seulement les avions, mais vous devez aussi avoir des camions, du carburant et des centres de distributions ; il faut les installer et cela ne se fait pas en une heure ou deux », a-t-il souligné.

Dans le cas d'Haïti, le tremblement de terre a aussi dévasté les forces haïtiennes de police et de sapeurs-pompiers, ce qui a compliqué les secours et ralenti l'intervention. Dans un premier temps, a expliqué M. Holmes, la priorité est de dépêcher immédiatement le personnel de secours pour sauver des vies en effectuant des opérations de recherche et de sauvetage et en fournissant des soins médicaux. Ensuite, il faut répondre aux besoins en eau et en nourriture. « Souvent, dans de pareilles circonstances, les gens ne meurent pas de faim, car on ne meurt pas de faim immédiatement. L'eau peut être un problème, mais il y avait heureusement une installation d'épuration à Haïti et nous y avons trouvé une certaine quantité d'eau. Pas autant que les gens auraient voulu, mais personne n'est en train de mourir de soif non plus », a dit M. Holmes.

M. Holmes a ajouté que toute distribution d'aide devait se faire de manière bien ordonnée et équitable. « Ce que nous ne voulons pas avoir c'est une situation où les plus forts, ceux qui sont armés, prennent toute l'aide, et où les plus faibles et les plus vulnérables, ceux qui ne sont pas les plus forts et les plus rapides, finissent sans rien », a dit M. Holmes. C'est pourquoi la distribution de l'aide doit être bien organisée.

(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?