18 janvier 2010
Washington - La situation sur le plan de la sécurité tant à Port-au-Prince que dans la région environnante n'est pas parfaite, même si la police haïtienne et la force de sécurité de l'ONU s'acquittent assez bien de leur tâche, après avoir subi de lourdes pertes de personnel lors du séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier, a déclaré l'ambassadeur des États-Unis, M. Kenneth Merten, au cours d'une interview qu'il a accordée le 18 janvier de l'ambassade à la chaîne de télévision NBC.
La police haïtienne s'occupe de protéger la population et de maintenir l'ordre dans le pays, a-t-il dit en ajoutant que ses moyens étaient cependant limités. Elle jouit du soutien des membres de la mission de l'ONU à Haïti (MINUSTAH). Ceux-ci, a-t-il fait remarquer, « font un excellent travail. Je tiens particulièrement à saluer les soldats brésiliens qui sont ici pour leur rôle éminent. Nos soldats se tiennent prêts pour les cas où ni la police haïtienne ni les casques bleus de l'ONU ne pourraient maintenir la sécurité. Dans la plupart des cas, la police haïtienne et les forces de l'ONU ont réussi jusqu'ici à faire face à la situation. »
Le général Ken Keen de l'armée de terre américaine, qui est le commandant adjoint du centre de commandement sud des États-Unis et qui se trouvait à Port-au-Prince lors de la survenance du séisme, est le coordonnateur des secours sur le terrain. Il a déclaré, lors d'une interview le 17 janvier, que l'objectif principal des forces armées américaines à Haïti était d'apporter une aide humanitaire, mais que l'élément sécuritaire allait prendre une importance croissante. « Il est évident, a-t-il dit, que nous avons besoin d'un environnement sûr pour poursuivre notre action et pour faire tout ce que nous pouvons en ce qui concerne l'aide humanitaire. »
Pour sa part, M. Merten estime que si l'on a observé quelques troubles, quelques cas de pillage et des querelles de la part de personnes fatiguées et désespérées face à l'arrivée de vivres et d'eau, les secours se déroulent relativement bien.
Il est impossible, a-t-il indiqué, d'évaluer le montant des dommages. Le nombre de personnes sans abri, même parmi les membres de l'ambassade des États-Unis, est incroyable. La situation est « horrible », et le gouvernement haïtien va devoir repartir de la case zéro à Port-au-Prince.
L'aide militaire
Selon la Maison-Blanche, en date du 17 janvier, 5.800 membres des forces armées américaines étaient à Haïti et à bord des navires de la marine militaire et du service des garde-côtes des États-Unis qui sont au large des côtes haïtiennes ou qui mouillent près d'elles. En outre, 7.500 militaires devraient arriver dans le pays le 18 janvier.
Le président de la République d'Haïti, M. René Préval, a indiqué que son pays avait demandé aux forces américaines de venir apporter un soutien à la force de sécurité de l'ONU pour maintenir l'ordre dans le cadre des opérations de secours et pour aider la police haïtienne qui était débordée. Le porte-parole du Centre de commandement des États-Unis SOUTHCOM, M. José Ruiz, a déclaré à la presse qu'il était prévu de porter à 10.000 le nombre des militaires américains et que leur mission était double, à savoir apporter une aide humanitaire et contribuer au maintien de la sécurité.
De son côté, le principal responsable des opérations de maintien de la paix de l'ONU, M. Alain Le Roy, a précisé que le Conseil de sécurité de cette institution serait appelé, le 18 janvier, à approuver une augmentation de 1.250 du nombre des soldats et des policiers de l'ONU à Haïti.
À titre d'illustration du rôle des soldats américains, on peut citer la création par un groupe de soldats de l'armée de terre, membres de la 82e division aéroportée, d'une petite base d'opération près d'un camp de fortune abritant 50.000 Haïtiens le long d'un ancien terrain de golf. Le lieutenant-colonel Mike Foster a déclaré à la presse que ses hommes et lui avaient tout d'abord tenté d'entrer dans le camp pour distribuer des vivres et de l'eau, mais qu'ils avaient dû y renoncer face aux troubles créés par des sinistrés désespérés. Ce n'est que lorsque plusieurs Haïtiens ont offert leurs services, peu de temps après, pour faciliter la distribution des vivres et le maintien de l'ordre dans le camp que cette distribution a pu avoir lieu. Il s'agit là, selon le lieutenant-colonel Foster, d'une action extrêmement positive de la part des Haïtiens.
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Aidez à sauver des vies en Haïti : consultez le site de la Maison-Blanche pour les options. Le Comité international de la Croix-Rouge assure un service d'aide à la localisation d'êtres chers, et le département d'État a établi un localisateur de personnes où toute personne peut afficher des informations sur des personnes portées disparues en Haïti.
(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)