13 janvier 2010
Washington - Le gouvernement Obama a entrepris une intervention d'urgence en réaction au séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier, dépêchant du personnel et du matériel de sauvetage pour appuyer les mesures immédiates des autorités de l'île visant à secourir les rescapés qui seraient enfouis sous les décombres.
Peu après la nouvelle du tremblement de terre, le président Obama a fait une déclaration dans laquelle il a souligné : « Mes pensées et mes prières sont avec tous ceux qui ont été touchés par ce séisme. Nous suivons la situation de très près et nous tenons prêts à apporter notre assistance au peuple d'Haïti. »
Le communiqué publié le 12 janvier par la Maison-Blanche ajoute que le président a demandé à ses aides d'enquérir sur la situation du personnel diplomatique américain à Haïti, et « d'entamer les préparatifs pour fournir une assistance humanitaire à Haïti si celle-ci s'avérait nécessaire ».
Pour sa part, la secrétaire d'État, Mme Hillary Rodham Clinton, a déclaré que les États-Unis offraient « toute leur assistance à Haïti et aux autres pays de la région ». Mme Clinton a tenu ces propos à Hawaï où elle entamait une tournée de l'Asie de l'Est et du Pacifique. « Nous fournirons une aide d'urgence civile et militaire mais aussi de l'aide humanitaire », a précisé Mme Clinton. « Et nous prions pour toutes les personnes qui ont souffert, leurs familles et leurs proches. »
L'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a annoncé le 12 janvier qu'elle avait mobilisé deux équipes de sauvetage - l'une du comté de Fairfax (Virginie) et l'autre de Los Angeles (Californie) - pour qu'elles participent aux opérations de secours à Haïti. Ces équipes « comptent jusqu'à 72 membres, 6 chiens de sauvetage et jusqu'à 48 tonnes de matériel », indique le communiqué de l'USAID. Ces groupes de sauveteurs seront accompagnés d'experts en catastrophes naturelles de l'USAID qui aideront à évaluer la situation sur le terrain.
« C'est une situation tragique et nous œuvrerons de concert avec le gouvernement haïtien pour fournir une assistance immédiate aux efforts de secours », a déclaré l'administrateur de l'USAID, M. Rajiv Shah, dans le communiqué.
Selon les informations préliminaires rapportées par les médias, le tremblement de terre mesurait 7.0 sur l'échelle de Richter ; son épicentre était situé à 15 kilomètres seulement de Port-au-Prince, la capitale et ville principale d'Haïti. Le palais présidentiel et le siège de la mission des Nations unies à Haïti (MINUSTAH) auraient subi des dégâts. Par ailleurs, un responsable de la Croix-Rouge internationale a indiqué à la presse que quelque trois millions de personnes auraient besoin d'aide d'urgence.
À Washington, le secrétaire d'État adjoint aux affaires publiques, M. P.J. Crowley, a dit le 12 janvier que les responsables américains à Port-au-Prince avaient fait état « de dégâts importants », notamment de bâtiments et de murs effondrés, de même que « de nombreuses personnes blessées ou tuées ».
Bien que les diplomates américains à Port-au-Prince ne soient pas encore en mesure d'évaluer l'étendue des conséquences du séisme, « il est évident qu'il y a eu des pertes de vie graves », a dit M. Crowley. Étant le pays le plus pauvre des Amériques, Haïti « aura besoin d'une assistance énorme », a ajouté M. Crowley. Reprenant les propos du président Obama et de Mme Clinton, il a déclaré : « Nous nous tenons prêts à faire tout ce que nous pouvons » pour la lui apporter.
(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)