27 novembre 2009
Les progrès sont impressionnants, mais la lutte est loin d'être gagnée, déclare M. Obama.
(Début du texte)
La Maison-Blanche
Bureau du secrétaire de presse
Le 25 novembre 2009
La Journée mondiale de lutte contre le sida 2009
Proclamation du président des États-Unis d'Amérique
Notre nation se joint au reste du monde afin de célébrer les progrès extraordinaires accomplis dans la lutte contre le VIH/sida et de se souvenir des victimes de cette maladie. Au long des trois dernières décennies, des femmes et des hommes courageux ont combattu les effets dévastateurs de la discrimination, de la stigmatisation, de l'incrédulité et de la violence face à ce fléau. Un grand nombre d'entre eux ne seraient pas de ce monde aujourd'hui si ce n'était le dévouement d'autres séropositifs, de leurs êtres chers et de leurs proches, des militants de proximité et des membres du personnel soignant. En cette Journée mondiale de lutte contre le sida, nous réaffirmons notre détermination à élaborer une stratégie nationale qui établira les priorités nécessaires pour combattre cette épidémie catastrophique chez nous et à renouveler notre rôle prééminent et nos engagements à l'étranger.
Bien que nous ayons assisté à des progrès incroyables, notre lutte contre le VIH/sida est loin d'être gagnée. Aux États-Unis, une nouvelle infection se produit toutes les neuf minutes et demie, et l'on estime que le nombre total de séropositifs dans le pays dépasse le million. Or, parmi toutes ces personnes infectées, une sur cinq ignore son état et ce sont ces personnes-là qui sont responsables de la majorité des nouvelles infections. Le VIH/sida se propage sans discrimination à travers les quartiers et les collectivité. Il peut frapper et frappe effectivement des Américains des deux sexes, de tout âge, de toute ethnie, de tout revenu et de toute orientation sexuelle.
On compte dans le monde plus de 33 millions de séropositifs. Bien que des millions de personnes aient péri victimes du sida, le taux de mortalité recule lentement, grâce, en partie, à l'effort mondial qu'a consenti notre pays dans le cadre du Plan présidentiel d'aide d'urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR). Néanmoins, le VIH demeure une des principales causes de décès dans le monde. Les femmes et les enfants y sont particulièrement exposés du fait de leur difficulté d'accès aux services, des inégalités entre les sexes et de l'aggravation de la violence sexuelle. Les statistiques sont désolantes, mais les nouveaux médicaments et les progrès scientifiques nous donnent des raisons d'espérer.
La lutte contre cette maladie exigera une approche dynamique et résolue. Mon gouvernement a entrepris d'élaborer une stratégie nationale visant à intensifier notre action de lutte contre l'épidémie à l'intérieur du pays, ainsi qu'une initiative sanitaire internationale destinée à consolider les succès du PEPFAR. Notre stratégie aura pour objectifs de réduire l'incidence du VIH, d'améliorer l'accès aux soins et d'aider à éliminer les disparités liées au VIH en matière de santé. Nous avons déjà fait en sorte que les visiteurs étrangers séropositifs ne subissent aucune marginalisation ni discrimination en raison de leur situation de santé. Nous avons en outre assuré la continuation des services de soins et de traitement antisida d'importance cruciale. Aujourd'hui, nous renouvelons notre détermination à renforcer les réalisations des dernières décennies qui ont transformé de manière si extraordinaire le tableau national et mondial du VIH/sida.
C'est pourquoi je, soussigné, Barack Obama, président des États-Unis d'Amérique, en vertu de l'autorité que me confèrent la Constitution et le droit des États-Unis, proclame par la présente le 1er décembre 2009 Journée mondiale de lutte contre le sida. J'invite les gouverneurs des États fédérés et des territoires sous la juridiction des États-Unis, ainsi que le public, à organiser des activités appropriées afin de se souvenir des personnes qui ont perdu la vie à cause du sida et d'apporter soutien et réconfort aux personnes frappées par cette maladie.
En foi de quoi j'ai apposé ma signature en ce vingt-cinquième jour de novembre de l'an de grâce deux mille neuf, deux cent trente-quatrième année de l'indépendance des États-Unis d'Amérique.
Barack Obama
(Fin du texte)
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)