View Other Languages

We’ve gone social!

Follow us on our facebook pages and join the conversation.

From the birth of nations to global sports events... Join our discussion of news and world events!
Democracy Is…the freedom to express yourself. Democracy Is…Your Voice, Your World.
The climate is changing. Join the conversation and discuss courses of action.
Connect the world through CO.NX virtual spaces and let your voice make a difference!
Promoviendo el emprendedurismo y la innovación en Latinoamérica.
Информация о жизни в Америке и событиях в мире. Поделитесь своим мнением!
تمام آنچه می خواهید درباره آمریکا بدانید زندگی در آمریکا، شیوه زندگی آمریکایی و نگاهی از منظر آمریکایی به جهان و ...
أمريكاني: مواضيع لإثارة أهتمامكم حول الثقافة و البيئة و المجتمع المدني و ريادة الأعمال بـ"نكهة أمريكانية

09 novembre 2009

La chute du Mur de Berlin a eu des effets sur l'Afrique

 
Agrandissement
La chute du mur de Berlin le 12 novembre 1989.
Des foules d'Allemands se sont rassemblés pour célébrer la chute du mur de Berlin le 12 novembre 1989.

Johannesbourg - Le 9 novembre marque le 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, qui précéda de deux ans la dissolution de l'Union soviétique. Ses conséquences, ressenties de par le monde, le furent aussi sur le continent africain qui, pendant des décennies, avait été l'arène dans laquelle se jouait le conflit entre le bloc oriental et l'Occident. De l'avis des analystes, la chute du Mur de Berlin, en 1989, fut surtout un événement symbolique ; cependant, elle fut aussi le point de départ de nombreux changements qui allaient s'opérer en Afrique et dans le reste du monde en développement.

Le vice-président de l'Institut sud-africain des affaires internationales, M. Moeletsi Mbeki, estime que l'effondrement de l'Union soviétique, en 1991, mit fin aux rivalités de la Guerre froide entre l'Europe de l'Est et l'Occident. « L'Afrique avait été le champ de bataille de la Guerre froide sur lequel les grandes puissances s'affrontaient par pays interposés », a-t-il affirmé.

L'évolution du climat politique

M. Mbeki fait remarquer que la lutte d'influence idéologique entre les grandes puissances en Afrique conduisit à des assassinats politiques et à des coups d'État. Elle contribua aussi à l'autoritarisme et à l'instabilité politique qui marquèrent les premières années d'indépendance des pays africains, et prolongea la lutte contre le colonialisme qui était menée en Afrique australe.

« Au terme de la Seconde Guerre mondiale, les indications initiales, en provenance notamment des États-Unis, étaient que ces derniers souhaitaient la fin du système colonial. Mais avec l'avènement de la Guerre froide, les États-Unis changèrent de position et se mirent à appuyer les puissances coloniales en Afrique. C'étaient l'Union soviétique et ses pays satellites qui avaient alors soutenu la lutte contre le colonialisme », a expliqué M. Mbeki. Il a donné comme exemple le fait que l'Allemagne de l'Est avait à l'époque fourni de l'entraînement militaire et des armes aux mouvements de libération en Afrique australe, tandis que l'Allemagne de l'Ouest établissait de vastes relations d'affaires dans la région. Par conséquent, suite à la chute du Mur de Berlin, certains dirigeants africains avaient réagi avec appréhension aux efforts de réunification de l'Allemagne. Mais M. Mbeki a ajouté que la conclusion de la Guerre froide, avec les pressions croissantes du public en Occident, avait donné un coup de pouce aux négociations visant à mettre fin aux guerres en Angola et au Mozambique et au système d'apartheid en Afrique australe.

La démocratisation

M. Mbeki estime que la chute de l'Union soviétique avait aussi servi à donner l'élan à la démocratisation dans la majorité du continent africain. « Plusieurs dictateurs, qui avaient le soutien de l'Union soviétique, l'ont perdu ; certains ont commencé à modifier leur régime en un système moins autoritaire tandis que d'autres sont tombés. »

De l'avis des analystes, le démantèlement de l'Union soviétique a encouragé la démocratisation dans de nombreux pays africains, mais le niveau des réformes effectuées était inégal sur le continent. L'un de ces politologues est M. Ebrahim Fakir, de l'Institut électoral pour l'Afrique australe ; il estime qu'à l'époque, de nouvelles formes de capitalisme avaient vu le jour, augmentant la fracture économique entre riches et pauvres. « Les événements de 1989 donnèrent peut-être l'élan à une liberté plus grande sur le continent et à la naissance d'une certaine forme de gouvernance démocratique, mais ils furent aussi le point de départ d'une inégalité plus marquée, non seulement entre les États africains et le reste du monde mais aussi à l'intérieur des pays mêmes », a souligné M. Mbeki. La montée du capitalisme, a-t-il fait remarquer, a surtout été rentable pour les élites du continent et pour leurs partenaires commerciaux dans les pays occidentaux qui étaient mieux à même de tirer parti des possibilités qu'elle offrait.

Espoir et désarroi

M. Fakir souligne que la chute du Mur de Berlin apporta de l'espoir à certains Africains mais elle fit naître un sentiment de désarroi chez d'autres. « Beaucoup ont salué les libertés politiques et même la liberté économique, mais pour certains, cet événement mettait fin à d'anciennes certitudes, à la possibilité de compter sur l'État pour fournir une sorte de protection sociale, aussi minime soit-elle, et cette certitude avait disparu. »

M. Fakir indique que les avancées technologiques, l'Internet et le courrier électronique avaient rendu les entreprises plus efficaces et les communications plus rapides, ajoutant qu'elles auraient même contribué à la fin du communisme. Mais il souligne que de nombreux pays africains n'avaient pas l'infrastructure nécessaire, dont une grille électrique fiable, pour tirer parti des nouvelles technologies. Tous ces changements eurent aussi des conséquences sur les sociétés africaines, dit-il. « Ils ont donné le jour, en particulier dans le monde en développement, à des conflits plus fréquents entre les traditions et le modernisme. Le concept de la famille élargie n'était plus aussi important qu'avant, et on a vu la montée de la famille nucléaire, de nouvelles mœurs sociales et éthiques, etc. », explique M. Fakir.

Les analystes soulignent que la fin du communisme a signifié aussi que le monde s'était retrouvé avec une seule puissance dominante, du moins pour un certain temps. Et ce monde unipolaire aurait peut-être contribué à des excès, notamment ceux qui ont conduit à la crise financière dont ont découlé des conséquences pour toutes les économies du monde. Mais en conclusion, ils estiment que l'émergence de puissances régionales, telles, entre autres, la Chine, le Brésil et l'Inde, indiquerait peut-être que les données actuelles de la politique géostratégique seraient en train d'évoluer.

Ce reportage a été fourni par la Voix de l'Amérique.

(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?