29 décembre 2009

Washington - Le président Obama a affirmé que le gouvernement iranien doit s’acquitter de son obligation internationale de respecter les droits de son peuple, et il s’est joint à la communauté internationale pour condamner avec fermeté « la répression violente et injuste » des manifestants qui cherchent à exprimer leur opposition au gouvernement depuis les élections présidentielles controversées du 12 juin.
M. Obama a fait ces commentaires le 28 décembre à Hawaii, où il passe ses vacances avec sa famille. Le président a souligné que les États-Unis et les pays libres du monde entier se tiennent aux côtés de ceux qui cherchent à exercer leurs droits universels.
« Ce qui se passe actuellement en Iran n’a rien à voir avec les États-Unis ou un quelconque autre pays ; cela a à voir avec le peuple iranien et ses propres aspirations de justice et de vie meilleure », a dit M. Obama, ajoutant que la décision des dirigeants de l’Iran de gouverner « par la peur et la tyrannie » ne fera pas disparaître les aspirations de leur peuple.
« Je suis convaincu que l’histoire sera du côté de ceux qui veulent la justice », a déclaré le président. « Le fait que des gouvernements craignent les aspirations de leur propre peuple plus qu’ils ne craignent la puissance de toute autre nation, est révélateur », a affirmé M. Obama en reprenant une phrase de son discours d’acceptation du prix Nobel de la paix à Oslo (Norvège), le 10 décembre.
Des manifestations se tiennent en Iran depuis la réélection, en juin dernier, du président au pouvoir, M. Mahmoud Ahmadinejad, en dépit des allégations de fraude faites par l’opposition. La violence accrue du 27 décembre coïncidait avec l’Achoura, une journée de deuil selon le calendrier chiite. D’après les médias, de nombreux manifestants ont été détenus ou blessés, et certains tués par les forces de sécurité iraniennes.
« Depuis des mois, le peuple iranien ne cherche qu’à exercer ses droits universels. Chaque fois qu’il a tenté de le faire, il a été confronté à la poigne de fer de la brutalité, même à des occasions solennelles et pendant des journées saintes », a dit le président Obama. « Chaque fois que cela s’est produit, le monde a été témoin, avec une profonde admiration, du courage et de la conviction du peuple iranien, qui appartient à la grande civilisation immuable de l’Iran », a-t-il déclaré.
Le président a également appelé à « la libération immédiate de toutes les personnes injustement emprisonnées », ajoutant que les États-Unis et les autres pays « porteront témoignage des événements extraordinaires » qui se déroulent en Iran.
Par ailleurs, le porte-parole du département d’État, M. Ian Kelly, a déclaré à la presse le 28 décembre que les États-Unis souhaitaient toujours un engagement pacifique avec les dirigeants iraniens dans le but « d’essayer d’apaiser les préoccupations que nous avons quant à la vocation pacifique de leur programme nucléaire ».
M. Kelly a cependant exprimé des inquiétudes eu égard la violence perpétrée contre les Iraniens qui cherchent à exercer « leur droit démocratique de s’exprimer librement de manière pacifique » ; il a ajouté que tout en poursuivant la voie de l’engagement avec les dirigeants de l’Iran, le gouvernement Obama continuera aussi « à se dresser en faveur de tous les Iraniens qui cherchent à exercer leurs droits démocratiques. »
(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)