View Other Languages

We’ve gone social!

Follow us on our facebook pages and join the conversation.

From the birth of nations to global sports events... Join our discussion of news and world events!
Democracy Is…the freedom to express yourself. Democracy Is…Your Voice, Your World.
The climate is changing. Join the conversation and discuss courses of action.
Connect the world through CO.NX virtual spaces and let your voice make a difference!
Promoviendo el emprendedurismo y la innovación en Latinoamérica.
Информация о жизни в Америке и событиях в мире. Поделитесь своим мнением!
تمام آنچه می خواهید درباره آمریکا بدانید زندگی در آمریکا، شیوه زندگی آمریکایی و نگاهی از منظر آمریکایی به جهان و ...
أمريكاني: مواضيع لإثارة أهتمامكم حول الثقافة و البيئة و المجتمع المدني و ريادة الأعمال بـ"نكهة أمريكانية

01 mai 2009

Déclaration de M. Johnnie Carson devant la commission sénatoriale des affaires étrangères

 

On trouvera ci-après le texte de la déclaration que M. Johnnie Carson, nommé au poste de secrétaire d'État adjoint aux affaires africaines, a faite devant des sénateurs le 29 avril 2009. Le Sénat doit entériner sa nomination pour qu'il puisse assumer ses nouvelles fonctions.

(Début du texte)

Monsieur le président, Mesdames et Messieurs,

C'est un honneur pour moi que de me présenter aujourd'hui devant vous en tant que candidat au poste de secrétaire d'État adjoint aux affaires africaines désigné par le président Obama. Je suis extrêmement satisfait d'avoir été proposé pour ce poste et je remercie le président et la secrétaire d'État de la confiance qu'ils m'ont ainsi témoignée. Ces dernières années, la politique africaine des États-Unis a généralement été élaborée sur la base d'un large consensus bipartisan. Je souhaite, si le Sénat entérine ma nomination, poursuivre cette pratique et entretenir un dialogue constructif entre le Congrès et le pouvoir exécutif. Je me réjouis à la perspective de travailler avec le Congrès, et en particulier avec la présente commission, en vue de renforcer les relations entre les États-Unis et l'Afrique d'œuvrer en partenariat avec les dirigeants africains gouvernementaux et non gouvernementaux pour étendre leurs institutions démocratiques, favoriser la croissance de leur économie et mettre un terme aux conflits qui paralysent le développement dans certaines régions africaines.

Monsieur le président,

Je m'intéresse professionnellement à l'Afrique depuis près de quarante ans. J'appartiens à cette génération qui a été inspirée par les paroles aujourd'hui célèbres du président John Kennedy : « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous ; demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays ». Mon expérience de l'Afrique a eu pour point de départ le séjour que j'ai fait en tant que volontaire du Corps de la paix en Tanzanie, où j'ai vécu et enseigné trois ans dans un petit village. Je suis entré dans le service diplomatique peu après la fin de mon service au Corps de la paix. Au cours de plus de trois décennies au département d'État, j'ai eu le privilège de travailler dans six pays d'Afrique et, dans trois d'entre eux, en tant qu'ambassadeur des États-Unis. Mes diverses missions et voyages m'ont amené à me rendre dans 40 des 48 États de l'Afrique subsaharienne.

Monsieur le président,

Mes années de service dans ce continent m'ont inspiré un profond respect pour les populations africaines, la richesse de leur histoire et de leur culture et les défis auxquels ils font face aujourd'hui en notre ère de mondialisation, de progrès technologiques et de changements climatiques. J'ai aussi un profond respect pour tous les hommes et femmes dévoués qui travaillent au département d'État, les fonctionnaires du service diplomatique, les fonctionnaires de l'administration des États-Unis et les ressortissants nationaux du service diplomatique, tout particulièrement pour ceux du Bureau Afrique. Ce respect s'étend aussi à mes collègues de l'Agence des États-Unis pour le développement international. Le service en Afrique peut être enthousiasmant et gratifiant, mais il peut aussi être difficile et dangereux. J'y pense chaque fois que j'entre dans le hall du département d'État ou que je descends d'un avion à Nairobi ou à Dar es-Salam. Je félicite mes collègues de leur dévouement et de leur travail et je m'apprête avec satisfaction à diriger l'équipe Afrique du département d'État.

L'Afrique revêt une grande importance pour les États-Unis à plusieurs titres. Notre histoire et notre patrimoine sont immédiatement liés à l'Afrique. Plus de 13 % de la population américaine est d'origine africaine, notamment notre actuel président. Mais notre intérêt et nos préoccupations pour l'Afrique vont bien au-delà de l'ethnicité et de l'origine nationale ; ils sont fondés sur les intérêts fondamentaux qui sont les nôtres en matière de promotion de la paix et de la stabilité, du régime démocratique et de la bonne gouvernance et de la croissance économique soutenue dans tout le continent, dont l'absence se répercute invariablement sur les États-Unis. Nous voyons aussi en l'Afrique un grand partenaire commercial, particulièrement dans le domaine des hydrocarbures. Quinze pour cent du pétrole de l'Amérique vient d'Afrique, et ce continent fournit la majorité du gaz naturel liquéfié consommé par la partie est des États-Unis. L'Afrique possède un potentiel économique considérable, et son importance en tant que partenaire commercial ne cessera de croître.

Alors que la première décennie du XXIe siècle touche à sa fin, les plus grandes heures de l'histoire de l'Afrique n'ont pas encore été écrites. Cinquante ans après l'accession à l'indépendance de la plupart des États africains, le continent s'efforce toujours de réaliser son immense potentiel et de jouer un rôle plus significatif sur la scène mondiale. Je suis optimiste pour l'avenir de l'Afrique à long terme et je crois que le continent possède les capacités requises pour résoudre les problèmes du passé et pour relever les défis du présent.

Au cours de la décennie écoulée, l'Afrique a réalisé de grands progrès en matière de démocratisation, de réforme de ses politiques économiques et de réduction des conflits violents. Les plus grands progrès ont été enregistrés dans le domaine de la démocratie et de la gouvernance. Les Africains soutiennent la démocratie et les valeurs sur lesquelles elle repose, ainsi que nous l'ont montré le plus récemment le Ghana et l'Afrique du Sud. Le 3 janvier de cette année, les Ghanéens sont allés aux urnes et ont choisi leur nouveau président, John Atta Mills, marquant ainsi la quatrième élection présidentielle réussie de leur histoire et la deuxième fois où le parti au pouvoir a été remplacé par l'opposition. Et le 22 avril, plus de 13 millions de Sud-Africains, noirs, blancs et métis, ont élu dans le calme un nouveau président, Jacob Zuma. M. Zuma est le quatrième président de l'Afrique du Sud depuis la fin de l'apartheid. Ces élections récentes au Ghana et en Afrique du Sud ne sont pas exceptionnelles : elles représentent un aspect de l'histoire de la démocratie africaine en marche qui a été souvent ignoré. Depuis 1998, des dizaines de pays du continent ont embrassé la démocratie. Aujourd'hui, 12 des 48 États de l'Afrique sont considérés comme des démocraties à part entière tandis que 23 autres sont considérés par l'organisme Freedom House comme des démocraties partielles. C'est là un résultat remarquable étant donné la prédominance il y a trente ans, sur tout le continent, des dictatures militaires et des États à parti unique.

L'Afrique a également réalisé des avancées mesurables dans le domaine de l'économie. Les gouvernements ont libéralisé leur économie, embrassé les réformes axées sur l'économie de marché et adopté des mesures favorables à l'entreprise privée. Et avant la survenue de la crise financière mondiale en 2008, l'Afrique avait connu près d'une décennie de croissance économique ininterrompue, au taux moyen de 5,3 % par an.

Bien que cette croissance ait été due en grande partie aux exportations de pétrole et de gaz et à l'augmentation des cours des minerais et des matières premières, les changements de politique notables instaurés par les gouvernements africains, l'accroissement des exportations agricoles et l'expansion de la classe moyenne entrepreneuriale de l'Afrique ont joué un rôle majeur dans ce redressement.

Nous avons également assisté, Monsieur le président, à une nette réduction du nombre de conflits sur le sol africain durant la décennie écoulée. Les guerres civiles sanglantes et souvent barbares qui ont déchiré le Libéria et la Sierra Leone dans les années 1990 ont pris fin. Les hostilités qui ont éclaté à la frontière de l'Éthiopie et de l'Érythrée sont maintenant à l'état latent, et la massive intervention extérieure qui menaçait de paralyser et de diviser le Congo s'est aujourd'hui évanouie. Les dirigeants africains sont conscients de l'impact négatif des conflits violents sur leur continent, et nombreux sont ceux qui ont manifesté la volonté d'assumer des responsabilités plus grandes pour prévenir les conflits et pour y faire face. La participation des États africains aux missions sous-régionales de maintien de la paix et l'attachement de l'Union africaine à l'établissement de cinq brigades en attente sur tout le continent en sont des illustrations.

Monsieur le président,

Malgré ces réalisations très significatives, l'Afrique fait toujours face à de sérieux défis dans tous les domaines que je viens d'évoquer. On ne saurait considérer comme définitivement acquis ses progrès en matière de démocratisation. Dans tout le continent, les institutions démocratiques sont encore fragiles, vulnérables et exposées aux dirigeants autoritaires et aux soldats ambitieux. Au cours des douze mois écoulés, des forces armées africaines sont intervenues de manière illicite et inconstitutionnelle dans quatre pays distincts : Madagascar, la Guinée-Bissau, la Guinée et la Mauritanie. Et des élections profondément entachées d'irrégularités dans plusieurs pays, notamment au Kénya, au Nigéria et au Zimbabwé, ont suscité de graves préoccupations dans ces pays ainsi qu'à l'étranger.

Les bons résultats économiques que l'Afrique a enregistrés ces dix dernières années sont également remis en cause du fait de la crise financière mondiale. Bien que l'Afrique ne représente que moins de 5 % de l'économie mondiale, elle n'a pas échappé aux effets négatifs de la conjoncture économique actuelle. La forte hausse l'été dernier des prix des carburants, des aliments et des engrais et les fluctuations erratiques des cours des matières premières menacent de mettre à mal certains des progrès économiques récents de l'Afrique. Avec l'amenuisement des recettes d'exportation et des réserves de devises, les pays africains les plus pauvres risquent de basculer de nouveau dans l'endettement et dans une pauvreté accrue.

Monsieur le président,

Bien que le niveau général de la violence et des affrontements armés ait aussi connu une forte baisse, plusieurs conflits politiques complexes et profondément enracinés persistent en Somalie, au Soudan et dans la partie est du Congo. La Somalie est un État défaillant, et son profond déclin a provoqué une épidémie de piraterie ainsi qu'un afflux massif de réfugiés au Kénya et a suscité des préoccupations croissantes devant les risques de terrorisme transfrontalier. Le Soudan fait face à deux défis de taille au Darfour et dans la partie sud du pays. La brutale réaction du gouvernement soudanais visant à réprimer une révolte au Darfour a déraciné des millions de personnes, déstabilisé le Tchad et la République centrafricaine et causé l'une des pires catastrophes humanitaires que notre monde ait connues. Dans le sud du Soudan, l'Accord de paix global qui a mis fin à vingt et un ans de guerre civile entre le gouvernement de Khartoum et la SPLA n'a pas été pleinement appliqué et s'est trouvé plusieurs fois au bord de la désintégration. Et dans la région des Grands Lacs, dans l'est du Congo, plusieurs groupes rebelles continuent de défier l'autorité du gouvernement central, de terroriser la population et d'entretenir des tensions élevées aux frontières du Rwanda et de l'Ouganda.

Monsieur le président,

Je pense que les États-Unis ont profondément intérêt, sur les plans politique, économique et humanitaire, à vouloir aider l'Afrique à faire face à ses problèmes les plus pressants et, si le Sénat entérine ma nomination, je mettrai l'accent sur grands quatre objectifs :

a) renforcer les institutions démocratiques africaines et encourager la bonne gouvernance et la primauté du droit,

b) œuvrer de concert avec les pays africains pour prévenir les conflits et mettre en place des moyens locaux en matière de médiation des conflits et de maintien de la paix,

c) encourager un développement et une croissance économiques soutenus à la suite de la crise économique mondiale actuelle,

d) enfin, nous associer à l'Afrique pour combattre des menaces mondiales telles que les pandémies, les changements climatiques, l'insécurité alimentaire, le trafic des stupéfiants et l'insécurité maritime.

Renforcer les institutions démocratiques : la démocratie est un processus et non pas un événement. Nous devons nous associer aux gouvernements et aux organismes de la société civile de l'Afrique pour renforcer les institutions démocratiques et protéger les progrès démocratiques qu'ils ont réalisés. Pour soutenir ces efforts, je m'éleverai contre la corruption, les abus commis par les pouvoirs publics et les violations des droits de l'homme. J'encouragerai la mise en place d'appareils judiciaires indépendants, de corps législatifs puissants, de sociétés civiles robustes et d'élections transparentes. Si le Sénat entérine ma nomination, je préconiserai vivement l'octroi de ressources plus importantes aux programmes de démocratie et de gouvernance financés par le gouvernement américain, ainsi que l'accroissement des programmes destinés à l'Afrique d'organismes telles que le National Endowment for Democracy, le National Democratic Institute et l'International Republican Institute. Au cours de ces dernières années, le montant des crédits et du soutien que nous avons fournis pour la démocratie et les activités de gouvernance en Afrique a nettement baissé par rapport à ce que nous faisons dans d'autres domaines. Je m'emploierai activement à renverser cette tendance.

Prévenir les conflits : si ma nomination est entérinée, la prévention et la réduction des conflits figureront parmi mes grands dossiers prioritaires. Les conflits en Afrique font plus pour saper le progrès que presque tout le reste ; ils déstabilisent les États, stoppent la croissance économique, causent d'énormes pertes de vies humaines et ont fréquemment pour résultat d'importants mouvements de réfugiés. Ils ternissent également l'image de l'Afrique. Je m'efforcerai de travailler activement avec les dirigeants africains, les organismes de la société civile et la communauté internationale pour prévenir les conflits et tenter de collaborer avec les dirigeants africains afin de désamorcer les désaccords politiques, économiques et régionaux avant qu'ils ne deviennent une source d'hostilité déclarée. Il ne suffit pas d'empêcher de nouveaux conflits. Nous devons aider les dirigeants africains à résoudre ceux qui existent déjà. Si ma nomination est entérinée, je travaillerai étroitement avec l'envoyé spécial du président Obama au Soudan pour éviter l'aggravation de la crise humanitaire dans ce pays, pour résoudre le conflit de Darfour et pour assurer la pleine application de l'Accord général de paix de 2005. Je travaillerai également avec mes collègues de l'exécutif pour mettre au point une stratégie générale sur la façon de mettre fin au long cauchemar d'instabilité de la Somalie et aider à instaurer la paix dans ce pays.

Je m'efforcerai d'exploiter et de développer le travail de mes prédécesseurs pour renforcer les moyens de maintien de la paix de l'Afrique et soutenir les initiatives de l'Union africaine en faveur de la paix et de la sécurité. Je soutiendrai le déploiement de bataillons d'infanterie supplémentaires dans le cadre de la mission mixte de l'Onu et de l'Union africaine à Darfour et la fourniture d'équipement et de soutien logistique supplémentaire à la Mission de maintien de la paix de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).

Favoriser une croissance économique soutenue : ce sera là également une tâche prioritaire. L'Afrique demeure le continent le plus pauvre et le plus vulnérable du monde sur le plan économique, et la crise économique actuelle menace d'annuler ses progrès. Les États-Unis doivent aider plus que jamais leurs partenaires africains à accroître le revenu par habitant, à promouvoir une croissance économique durable et à améliorer le climat des affaires.

Le Compte du millénaire et la loi sur la croissance et le développement économiques (AGOA) sont deux pierres angulaires de la stratégie des États-Unis visant à faire démarrer le développement économique de l'Afrique et à encourager des mesures favorables à la croissance. Après avoir débuté lentement, la Société du compte du millénaire a signé des contrats ou des accords d'aide financière pour 3,8 milliards de dollars avec 10 pays africains, et l'AGOA a permis à 40 pays africains de bénéficier d'un accès préférentiel au marché américain.

Ces deux programmes, entre autres, ont connu un très grand succès et sont très populaires, mais il nous faut faire davantage avec les autres membres du monde industriel. Je voudrais que l'AGOA soit révisé et élargi pour permettre l'exportation aux États-Unis de produits agricoles et semi-transformés de grande valeur de l'Afrique, pour accroître l'utilisation du programme par les pays bénéficiaires et pour qu'il favorise un accroissement du commerce interafricain.

Nous devons mettre un accent nouveau et soutenu sur le secteur agricole africain dont plus de 70 % des Africains tirent leurs revenus. Pour stimuler le développement, créer des emplois et supprimer la faim, nous devons aider l'Afrique à transformer son secteur agricole afin de réaliser une révolution agricole semblable à celle qui a amélioré l'existence de millions de personnes à travers l'Asie. Nous devons promouvoir les initiatives de croissance du secteur privé, les petites et moyennes entreprises, l'accroissement des investissements privés et la poursuite des réformes gouvernementales, notamment dans le domaine critique de la transparence. Nous devons veiller à ce que les femmes africaines soient inclues dans ces programmes. Mais, et cela est le plus important, nous devons, avec les autres États membres du G8 et du G20, respecter les engagements financiers que nous avons pris pour aider les pays en voie de développement.

Comme l'a souligné la secrétaire d'État, Mme Clinton, plus de 2 milliards de personnes dans le monde - la plupart d'entre elles en Afrique - disposent de moins de 2 dollars par jour pour vivre. Ces personnes sont les premières à supporter le poids de la crise économique mondiale car ce sont celles qui ont le moins de protection et le moins de chances de bénéficier d'un filet de sécurité. La pauvreté mondiale a un effet direct sur les États-Unis.

Combattre les pandémies, les changements climatiques, l'insécurité alimentaire, le trafic des stupéfiants et l'insécurité maritime : la pauvreté de l'Afrique l'a placée dans un net désavantage pour faire face aux principaux problèmes mondiaux et internationaux tels que les pandémies, les changements climatiques, les pénuries alimentaires, le trafic des stupéfiants et l'exploitation illégale des ressources maritimes africaines. Dans la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, les États-Unis ont été l'un des principaux partenaires de l'Afrique. Travaillant de concert, l'exécutif et le Congrès ont déjà fourni 18,8 milliards de dollars au tire de la lutte contre le sida par l'intermédiaire du programme PEPFAR. Le Congrès a récemment autorisé 48 milliards de dollars supplémentaires pour ce programme qui renforcera la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à travers l'Afrique au cours des vingt prochaines années. Mais l'Afrique se heurte à deux autres menaces transnationales, à savoir le trafic des stupéfiants et les changements climatiques. Le trafic des stupéfiants est un problème croissant en Afrique occidentale, et il risque de devenir une force déstabilisatrice majeure dans les années qui viennent si on n'y met pas fin. Sur une échelle plus vaste, les changements climatiques touchent déjà une grande partie de l'Afrique, et la plupart des États africains sont mal équipés pour y faire face. Tandis que l'Afrique affronte les conséquences de ces nouveaux problèmes transnationaux, nous devons également nous employer à travailler avec les dirigeants et gouvernements du continent pour résoudre les problèmes qui se posent à l'échelle mondiale et pas simplement en Afrique.

Monsieur le président, Mesdames et Messieurs,

J'ai exposé un vaste programme, mais il s'agit d'un programme mutuellement favorable aux intérêts de l'Afrique et des États-Unis. C'est un programme de progrès, progrès qui renforcera les relations entre les États-Unis et l'Afrique et qui, espérons-nous, servira tous les objectifs africains d'amélioration de la gouvernance, de croissance économique soutenue et d'accroissement de la prospérité ainsi que l'importance de ce continent sur le plan mondial.

Je suis conscient du profond intérêt et de l'importance que les membres de cette commission attachent à la politique africaine des États-Unis. Si le Sénat entérine ma nomination, je compte travailler avec vous pour servir les objectifs que nous partageons tous en ce qui concerne l'avenir de l'Afrique et nos relations avec cet important continent. Je vous remercie.

(Fin du texte)

Créer un signet avec :    Qu'est-ce que c'est ?