26 mars 2009
Mohandas Gandhi et Martin Luther King et leurs adeptes n'ont pas accepté passivement l'oppression ni un statut inférieur. Ils ont appliqué activement des méthodes pratiques et non violentes pour libérer leurs semblables.
Depuis trente ans, on observe à travers le monde l'apparition de nombreux mouvements non violents qui cherchent à défendre les droits de l'homme et à renverser les dictateurs. À l'aide de campagnes d'information, du boycottage et d'autres tactiques, les manifestants ont montré que l'action non violente pouvait être plus puissante qu'une insurrection armée pour susciter le changement dans le domaine social.
La tradition intellectuelle anglo-américaine de la non-violence remonte à plusieurs siècles ; elle s'est répandue parmi de petits et de grands groupes aux États-Unis et à l'étranger. De nos jours, des organisateurs de groupes sociaux aux États-Unis aident des gens à défendre leurs droits auprès des collectivités locales. Dans le monde entier, des particuliers sont à la tête de mouvements non violents qui défendent diverses causes, notamment la protection des forêts, le déminage et l'instruction des enfants.
Grâce à l'Internet, les réseaux sociaux donnent aux gens des moyens encore plus puissants pour susciter le changement, comme le président Barack Obama l'a montré lors de sa campagne électorale en 2008.
« Chaque fois que l'on augmente la capacité d’un groupe à communiquer avec un autre, on change leur capacité d’agir ensemble », déclare un spécialiste de l'Internet, Clay Shirky, dans l'un des articles de la revue.
Selon de récentes études scientifiques, ces mouvements non violents sont profondément enracinés dans l'esprit humain. Par exemple, la guerre ne serait pas un élément génétiquement déterminé de la nature humaine. La théorie des jeux suggère que la coopération n'est pas naturelle non plus, mais que dans certaines conditions les gens apprennent à coopérer pour le plus grand profit de tous.
Les auteurs des articles de la présente revue affirment tous que la violence armée n'est pas toujours nécessaire pour obtenir des changements positifs et qu'il convient de donner une chance à la non-violence.
La rédaction