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13 août 2009

Mme Clinton invite le Nigéria à soutenir ses réformes politiques

 
La secrétaire d'État et son homologue nigérian, M. Ojo Maduekwe lors de la conférence de presse à Abuja le 12 août 2009.

Washington - La secrétaire d'État, Mme Hillary Clinton, a encouragé les hauts responsables nigérians à mettre en œuvre des réformes démocratiques nécessaires dans leur pays, le plus peuplé d'Afrique, tout en combattant la corruption et les pots-de-vin.

« Il est essentiel que le Nigéria arrive à tenir sa promesse, d'abord et avant tout pour le bien de son peuple, mais aussi pour les États-Unis », a déclaré Mme Clinton lors d'une conférence de presse tenue à Abuja, le 12 août, à l'issue de son entretien avec le ministre nigérian des affaires étrangères, Ojo Maduekwe.

« Nous appuyons fermement et encourageons les efforts du gouvernement nigérian visant à accroître la transparence, à réduire la corruption et à soutenir le processus démocratique en prévision des élections de 2011 », a ajouté la secrétaire d'État, qui a indiqué avoir abordé, pendant son entretien, différentes initiatives qui permettraient aux États-Unis d'aider le Nigéria à entreprendre les réformes électorales souhaitées.

M. Maduekwe a répondu qu'il existait dans son pays un consensus général quant à la nécessité de raffermir la démocratie et un profond engagement en faveur de la primauté du droit et des réformes électorales.

Par ailleurs, Mme Clinton a remercié le Nigéria du rôle qu'il jouait au plan tant régional qu'internationales, notamment en fournissant des troupes à des missions de maintien de la paix déployées sur le continent.

M. Johnnie Carson, secrétaire d'État adjoint aux affaires africaines et qui accompagnait Mme Clinton dans sa tournée en Afrique, a déclaré que le Nigéria était actuellement le pays africain où les États-Unis investissaient le plus ainsi que leur cinquième fournisseur mondial de pétrole.

« Les États-Unis ont de très bonnes relations avec le Nigéria depuis plusieurs années et apprécient énormément sa contribution en vue de rétablir la stabilité en Sierra Leone et au Libéria », a ajouté M. Carson. Le Nigéria détache aussi un grand nombre de soldats auprès des opérations de maintien de la paix sur le continent et a offert une base d'entraînement aux contingents étrangers qui devaient participer à ces missions.

Mais M. Carson a également déclaré que le Nigéria était confronté à plusieurs défis importants : le conflit dans le sud du Delta du Niger, qui dure depuis plus d'une décennie ; les tensions qui éclatent entre musulmans et chrétiens dans le nord du pays où vivent quelque 75 millions d'adeptes de l'islam, faisant du Nigéria le pays comptant le plus grand nombre de musulmans en Afrique subsaharienne et le deuxième du continent à cet égard.

Les troubles et le conflit civil dans la région du Delta du Niger entravent la production pétrolière et privent le Nigéria d'un milliard de dollars en revenus par mois, selon les estimations. Le président Umaru Yar'Adua avait offert une amnistie pour endiguer la violence et mettre fin au conflit, a indiqué M. Maduekwe. « L'amnistie est en train de donner des résultats et la production pétrolière augmente peu à peu », a-t-il précisé.

M. Carson a indiqué que le Nigéria « devait aussi relever le défi de la corruption. Le Nigéria, dit-il, a été décrit par plusieurs organisations comme étant l'un des États les plus corrompus d'Afrique. Et nous savons tous comment la corruption peut saper la confiance du public, la confiance des citoyens en leur gouvernement, et comment elle détruit le budget national et mine le fonctionnement du gouvernement. »

Le Nigéria constituait la cinquième étape de la tournée de sept pays africains que la secrétaire d'Etat avait entamée au Kénya à l'occasion du Forum de l'AGOA (loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique) à Nairobi. Tout au long de son voyage, Mme Clinton a cherché à promouvoir le développement économique, un meilleur traitement pour les femmes dans toute l'Afrique subsaharienne et la bonne gouvernance. Elle devait se rendre ensuite au Libéria avant de terminer sa tournée de onze jours au Cap-Vert.

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