02 juin 2008
Le porte-parole du département d'État en fait la promesse devant la presse.

Washington - Les États-Unis vont continuer de défendre la cause de la liberté au Zimbabwé, qui doit tenir le second tour de son élection présidentielle le 27 juin.
Le 2 juin, lors de sa conférence de presse quotidienne, le porte-parole du département d'État, M. Sean McCormack, a répondu à la question de savoir si les États-Unis avaient envisagé un moyen de continuer à suivre l'évolution des conditions au Zimbabwé au cas où le gouvernement Mugabe mettrait à exécution sa menace d'expulser leur ambassadeur auprès de ce pays, M. James McGee.
« Nous avons tout un personnel à l'ambassade qui se voue entièrement ou en partie au suivi de cette élection. Nous allons continuer de dire ce que nous avons à dire. Nous allons continuer de porter le flambeau de la liberté. »

L'ambassadeur McGee et les chefs de mission du Royaume-Uni, de l'Union européenne et du Japon, plus des représentants des Pays-Bas et de la Tanzanie, ont en effet récemment été détenus et questionnés pendant 45 minutes par des forces de sécurité à un barrage routier établi près de la capitale, Harare, et de nouveau aux abords d'un hôpital.
Le porte-parole du département d'État avait déjà déclaré aux journalistes, le 13 mai, que ces incidents étaient « révélateurs de l'atmosphère qui règne aujourd'hui au Zimbabwé » et que si des diplomates étrangers étaient traités ainsi, « on ne peut qu'imaginer ce que peut être la vie des citoyens zimbabwéens qui essaient d'exprimer leurs opinions ».
Un haut responsable du département d'État a expliqué que ces diplomates étaient sortis pour rencontrer des citoyens zimbabwéens qui avaient été hospitalisés après avoir été attaqués par des forces fidèles au président Robert Mugabe. La violence n'a fait que s'intensifier dans le pays depuis les élections du 29 mars, dans lesquelles le parti au pouvoir, le ZANU-PF, a perdu la majorité au parlement, et M. Mugabe lui-même a été devancé par son adversaire Morgan Tsvangiraï.
Lors de la conférence de presse du 2 juin, on a également demandé à M. McCormack de s'exprimer sur de récents rapports faisant état de l'arrestation de deux chefs de file de l'opposition au Zimbabwé.
« C'est troublant et inquiétant, mais cela cadre avec l'habitude du ZANU-PF d'essayer d'intimider ceux qui veulent exprimer des opinions différentes de celles du gouvernement. C'est un nouvel exemple des techniques d'intimidation dont nous avons été témoins. »
Pour cette raison, a-t-il ajouté, « il nous incombe, à nous et aux autres membres de la communauté internationale, d'exercer le maximum de pression pour faire en sorte que le second tour de l'élection soit organisé de façon que les gens puissent voter selon leur conscience sans intimidation et crainte de menaces, et que les candidats aient la possibilité d'utiliser les médias publics de leur choix afin de faire passer leur message, ce qui permettra aux citoyens d'évaluer le programme, les valeurs et le caractère du candidat de leur choix. »