09 juillet 2008
Ils recommandent la nomination d'un envoyé spécial de l'ONU et l'ouverture d'un dialogue.
On trouvera ci-après le texte de la déclaration relative au Zimbabwé que les chefs d'Etat et de gouvernement du G8 ont faite le 8 juillet 2008, à l'issue de leur réunion au sommet de trois jours à Toyako (Japon), et dans laquelle ils recommandent la nomination d'un envoyé spécial de l'ONU, l'ouverture d'un dialogue entre les partis politiques et la poursuite de la médiation d'organismes régionaux, ainsi que l'adoption de « mesures financières et autres » à l'encontre des personnes responsables des actes de violence.
(Début du texte)
1) Nous avons exprimé notre grave inquiétude au sujet de la situation au Zimbabwé. Nous déplorons le fait que les autorités zimbabwéennes aient tout fait pour que l'élection présidentielle ait lieu malgré l'absence des conditions appropriées pour le déroulement d'un scrutin libre et honnête, due à leurs actes de violence, leur obstruction et leurs mesures d'intimidation systématiques.
2) Nous n'acceptons pas la légitimité d'un gouvernement qui ne reflète pas la volonté du peuple zimbabwéen.
3) Nous demandons instamment aux autorités zimbabwéennes d'œuvrer de concert avec l'opposition pour réussir à dénouer cette crise promptement et sans violence. Il importe que toute médiation respecte les résultats de l'élection du 29 mars 2008.
4) Nous apportons notre soutien à l'Union africaine alors qu'elle exprime sa profonde inquiétude au sujet des informations négatives provenant des observateurs de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), de l'Union africaine et du Parlement panafricain au sujet de l'élection et du nombre des victimes qui ont péri au Zimbabwé. Nous soutenons aussi l'appel de l'Union africaine destiné à encourager les responsables zimbabwéens à entamer un dialogue en vue de promouvoir la paix et la stabilité. Nous encourageons les organismes régionaux, dont la SADC et l'Union africaine, à jouer un rôle énergique en vue du dénouement rapide et démocratique de cette crise, notamment en renforçant davantage la médiation régionale.
5) Nous sommes profondément préoccupés par la dimension humanitaire de la situation au Zimbabwé. Les autorités zimbabwéennes doivent permettre la reprise immédiate des opérations humanitaires et l'accès complet et non discriminatoire à l'aide humanitaire en vue d'empêcher que les personnes dont la situation est la plus vulnérable ne soient la proie de souffrances.
6) Nous continuerons de suivre de près la situation et d'œuvrer de concert avec la SADC, l'Union africaine, l'ONU et d'autres organismes compétents afin de faciliter le dénouement rapide de cette crise. Nous recommandons la nomination d'un envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU chargé de faire un rapport sur la situation dans les domaines politique, humanitaire, des droits de l'homme et de la sécurité et de faciliter les efforts régionaux visant à faire progresser la médiation entre les partis politiques. Nous prendrons des mesures supplémentaires, notamment des mesures financières et autres à l'encontre des personnes responsables des actes de violence.
(Fin du texte)