18 mai 2009
Les arts jouent un rôle important dans la vie des Américains, affirme le président Obama.

Washington - Dans une salle de l'aile est de la Maison-Blanche, agrémentée d'un piano à queue et de chaises recouvertes de satin, à la lumière de lampes douces et de bougies, un groupe de divers artistes, établis et nouveaux, ont ému un auditoire de leurs confrères, de personnalités du monde des arts et de la politique, de même que la première famille des États-Unis lors d'une soirée de poésie organisée le 12 mai.
« Nous sommes ici ce soir pour souligner l'importance des arts dans notre vie et dans celle de notre nation », a dit le président Obama. « Nous sommes ici pour célébrer le pouvoir qu'ont les mots et la musique de nous aider à apprécier la beauté mais aussi à comprendre la douleur ; de nous inspirer à agir et de nous encourager quand nous commençons à perdre l'espoir ; de nous hisser au-dessus de notre existence quotidienne - ne serait-ce que pour quelques moments - pour que nous repartions le cœur un peu plus large et un peu plus plein qu'avant. »
Des présentations musicales par la bassiste, chanteuse et compositrice Esperanza Spalding et par le pianiste de jazz Eric Lewis parsemaient la soirée, à laquelle participaient les jeunes champions d'un concours de poésie dite « slam », Joshua Bennett et Jamaica Heolimeleikalani Osorio. M. Bennett a récité le poème qu'il avait rédigé au sujet de sa sœur aînée née malentendante, et Mlle Osorio celui dans lequel elle parle de sa lutte pour définir son identité alors qu'elle cherche à découvrir le patrimoine hawaïen traditionnel de sa famille. Les jeunes Bennett et Osorio avaient remporté le concours de poésie « Les nouvelles voix de courage » parrainé par « La jeunesse s'exprime » et présenté par le réseau de télévision câblé HBO, qui prévoit de diffuser prochainement la soirée de poésie à la Maison-Blanche.

Ce festival de poésie entrait dans le cadre de l'initiative du président Obama visant à accueillir à la Maison-Blanche des gens de diverses origines et couches de la société et à les inviter à partager l'histoire de leur vie et à exprimer leurs opinions, a dit son épouse Michelle Obama. « Pour les gens, raconter l'histoire de leur vie dans leur propre cercle est une chose, mais c'est différent quand leur histoire est accueillie dans ce cercle-ci. »
Les États-Unis ont toujours appuyé les arts à la fois dans les écoles et dans les milieux publics. Le National Endowment for the Arts (le Fonds national pour les arts ou NEA) a été établi en 1965 en tant qu'organisme indépendant financé par le gouvernement fédéral pour fournir des fonds à des programmes artistiques dans les 50 États du pays, notamment les régions rurales, les quartiers urbains défavorisés et les bases militaires. Un exemple de ces programmes : le concours national annuel de récitation de poèmes baptisé « Poésie à haute voix » qui est coparrainé par le NEA et la Fondation pour la poésie ; y participent plus de 1.500 écoles secondaires et 300.000 élèves de tous les États du pays, plus le District de Colombie, siège de la capitale fédérale Washington, et les territoires dépendants des Iles Vierges des États-Unis et de Porto-Rico. Les concours de poésie ciblent l'enthousiasme naturel des adolescents, a déclaré Patrice Walker Powell, présidente par intérim du NEA.
Parmi les interprètes notables d'œuvres littéraires à ce festival de poésie de la Maison-Blanche : le célèbre James Earl Jones à la voix riche de baryton qui a rempli la salle des paroles d'Othello de William Shakespeare ; le jeune Lin-Manuel Miranda qui a fait sa présentation avec un style « rap » inspiré du calypso comme celui de sa pièce musicale « Heights » qui a remporté le prix Tony de théâtre ; et les écrivains et époux Michael Chabon et Ayelet Waldman, qui dans un dialogue comique ont examiné comment les mots peuvent éliminer les obstacles et surmonter les barrières à l'entente.
Le festival de poésie a eu lieu à l'issue d'une réunion tenue ce matin-là à la Maison-Blanche avec divers groupes d'artistes représentant différentes collectivités, notamment la région des monts Appalaches, le quartier Harlem de New York, la ville de Los Angeles, et la région du Midwest, dans le centre des États-Unis, et dont le but était de rechercher de nouveaux moyens de collaboration entre les différents programmes artistiques.
Les artistes parlent des joies et des difficultés de la vie et nous rappellent que nous avons tous beaucoup en commun, a affirmé le président Obama.
On trouvera sur cette page de la Maison-Blanche des renseignements complémentaires sur la soirée de posésie.