26 octobre 2009
Les communautés créées sur la Toile contribuent à bâtir la démocratie et à exiger une gouvernance responsable sur le continent.

Washington - « Il revient aux Africains de décider de l’avenir de l’Afrique », a déclaré le président Obama dans le discours qu’il a prononcé le 11 juillet à Accra, la capitale du Ghana. Un auditoire mondial, dont un grand nombre d’Africains, ont répondu à son appel et exprimé leurs opinions sur eJournal USA, hébergé sur Facebook, en se rendant sur le site Internet America.gov du département d’État.
« Vous avez le pouvoir de responsabiliser vos dirigeants et de bâtir des institutions qui servent le peuple », a dit M. Obama. En Afrique comme partout ailleurs, les réseaux sociaux sur la Toile offrent aujourd’hui l’occasion aux gens du monde entier d’œuvrer de concert pour, justement, parvenir à cet objectif énoncé par le président américain.
Lors des tournées que le président Obama et la secrétaire d’État, Mme Hillary Rodham Clinton, ont successivement effectué sur le continent africain, et lors des entretiens qu’a eus M. Obama avec différents dirigeants africains en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le chef de l’exécutif américain et Mme Clinton ont tous deux mis l’accent sur l’importance de la bonne gouvernance et sur le fait que l’avenir de l’Afrique est entre les mains de ses populations. Pendant son voyage, en août dernier, Mme Clinton a rencontré sept dirigeants de pays subsahariens. Dans une allocution prononcée au Kénya, elle a souligné : « Les États-Unis ne peuvent pas régler les problèmes du Kénya (…). Nous ne pouvons pas vous dire comment gouverner votre pays ; ce n’est pas à nous de le faire (…). C’est aux Kényans eux-mêmes de trouver les moyens de relever les défis de leur pays. »
Des internautes du monde entier ont suivi la tournée de la secrétaire d’État sur le continent en se branchant sur la page Facebook du site Internet America.gov, prenant part à une conversation internationale sur les défis les plus importants que l’Afrique doit relever aujourd’hui. Tout au cours du mois, des fans du site eJournal USA ont publié plus de 700 commentaires, exprimant leurs opinions sur le rôle des États-Unis et des Africains eux-mêmes dans le développement du continent.
Parmi ceux qui ont participé à cette conversation sur la Toile, 57 % ont indiqué qu’instaurer la bonne gouvernance sur le continent était le défi le plus important que devaient relever actuellement les Africains. Un grand nombre d’entre eux ont exhorté les États-Unis à faire pression sur leurs gouvernements afin qu’ils œuvrent pour endiguer la corruption et promouvoir la transparence. Ils ont également débattu des effets sociaux et économiques de gouvernements plus ouverts, d’élections libres et équitables, et de régimes stables.
La conversation était vive et inspirée. Ci-dessous, quelques réponses de participants à la question « Qu’est-ce que la bonne gouvernance ? » :
« La bonne gouvernance est fondée sur la transparence, la responsabilité et l’égalité de manière à ce que ces principes répondent aux besoins de la population. »
« La bonne gouvernance, pour moi, c’est une façon de vivre en paix avec le peuple, de prendre à cœur les besoins du peuple que l’on gouverne, de faire ce qui lui est bénéfique. »
« La bonne gouvernance signifie la meilleure situation pour le plus grand nombre de gens. »
« La gouvernance commence par mes efforts à moi. »
Cette entière conversation a été rassemblée dans une publication électronique qui peut être consultée sur le site Internet : http://bit.ly/AF_Comments (PDF, 2.4MB)
Élargir la société civile au cyberespace
Nombreux sont ceux qui pensent que l’habileté de M. Obama à galvaniser ses partisans au niveau local grâce à l’Internet et aux nouveaux médias a joué un rôle important dans sa victoire aux primaires et ultimement à l’élection présidentielle. De la Maison-Blanche, le président Obama continue d’utiliser les forums électroniques et d’inspirer un réseau social qui permet aux citoyens de débattre de la politique et des actions du gouvernement. La société civile s’est élargie au cyberespace, contribuant à la démocratisation sur la Toile du débat politique.
L’utilisation des nouvelles technologies de communications et du réseautage social, y compris les blogues, Facebook, Twitter, YouTube et MySpace, gagne actuellement du terrain en Afrique où la population découvre que ces médias peuvent contribuer à promouvoir le changement. Sur Facebook, le groupe This Africa Can sert de forum aux Africains désireux d’échanger des idées sur le développement et d’encourager une participation active à ce processus. On trouve sur ce réseau social divers sujet de discussion, comme par exemple « comment informer votre maire, gouverneur ou autre responsable d’une certaine situation », « comment développer des relations stratégiques », ou « comment soumettre des projets d’affaires ». Ce site offre en outre l’accès à divers blogues africains et autres ressources sur la Toile.
La créatrice du groupe, Kim Hannah Moran, explique pourquoi elle a décidée de lancer cette page sur Facebook : » Je crois en ce que les Africains peuvent faire de manière naturelle et je compte sur eux ; établir des réseaux sociaux (…) est quelque chose que les Africains font naturellement ; le cyberespace a simplement facilité la chose. »
Un autre exemple de réseautage social : la campagne « Light up Nigeria », récemment lancée par des Nigérians pour attirer l’attention sur l’infrastructure inadéquate de distribution de l’électricité, responsabiliser les personnes chargées de ce secteur et exiger des changements. Avec des sites sur Faceboook, Twitter et sur des blogues, ce groupe de Nigérians a réussi à créer une communauté mondiale virtuelle dont le but est de promouvoir des mesures concrètes pour remédier à la situation. Il vous est possible d’obtenir davantage de renseignements sur cette campagne en visitant sur America.gov le blogue intitulé « Can Nigeria Live Up To Its Promise ? » (Le Nigéria réalisera-t-il son potentiel.)
Par ailleurs, les plateformes de réseautage social peuvent fonctionner avec des connexions Internet à faible débit. Selon des données rassemblées par le service de sondage O’Reilly Research, de janvier à avril dernier, le taux d’usagers africains de Facebook s’est accru de 86,9 %. En août, ce site a lancé Facebook Lite, une plateforme spécialement conçue pour les connexions d’Internet moins fiables, offrant éventuellement la possibilité à de nombreuses personnes, dans des régions reliées à faible débit, d’ouvrir des forums intra-africains et des dialogues transnationaux sur divers sujets. Facebook a aussi récemment lancé une version en Swahili de son site.
Le débat sur la démocratie, la bonne gouvernance et d’autres questions afférentes se poursuit sur la page Facebook et sur les blogues du site Internet America.gov du département d’État où toutes vos opinions sont les bienvenues.
(Les articles du « America.Gov » sont diffusés par le Bureau des programmes d’information internationale du département d’État. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)
(Les articles du «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)