20 novembre 2009
Les propos de Michelle Gavin, conseillère à la Maison-Blanche
Washington - Les relations américano-angolaises entrent dans une nouvelle ère. Il existe désormais un esprit de partenariat qui est axé sur l'avenir plutôt que sur le passé, et les États-Unis veulent être des partenaires responsables et faire fond sur les possibilités qui existent aujourd'hui de faire avancer les relations bilatérales, a déclaré la principale conseillère du président Obama pour les questions africaines, Mme Michelle Gavin.
Le 17 novembre, lors d'un forum d'une journée organisé au Woodrow Wilson Center for International Scholars (Centre d'études internationales Woodrow Wilson), à Washington, sur le thème « The New Angola : Forging a Strategic Partnership » (L'Angola nouveau : la voie à un partenariat stratégique), Mme Gavin a repris les propos du président Obama qui, dans un discours prononcé en juillet dernier à Accra, avait affirmé que l'avenir de la coopération entre les États-Unis et l'Afrique devait reposer sur la responsabilité et le respect mutuels, et ce afin d'aider l'Afrique à accomplir des « changements transformateurs ».
De tels changements, a dit Mme Gavin, sont l'objectif général de l'Angola depuis qu'il est sorti « de sa terrible guerre civile et a ouvert une nouvelle page de son histoire ».
Mme Gavin est la directrice principale des affaires africaines au sein du Conseil national de sécurité (NSC), lequel réunit à la Maison-Blanche les hauts conseillers à la sécurité nationale et les membres du cabinet et constitue le principal organe vers lequel se tourne le président lorsqu'il a besoin d'une recommandation en matière de sécurité nationale et de politique étrangère. Depuis sa création durant le gouvernement Truman, le NSC conseille et assiste le président dans tous les domaines de la sécurité nationale et de la politique étrangère, et il est le principal organe présidentiel de coordination politique entre les divers organismes fédéraux.
Le déplacement qu'a effectué la secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton en Angola les 9 et 10 août derniers, a précisé Mme Gavin, était une tentative de saisir cette chance unique de paix et de stabilité après 27 années de conflit. Ces conditions, a-t-elle précisé, ont donné aux Angolais la chance de réaliser leur énorme potentiel et à leur gouvernement la possibilité et la responsabilité de prouver que la démocratie, la paix et la stabilité offrent des avantages à la population.
« L'enthousiasme de Mme Clinton au sujet des possibilités offertes par ce partenariat était palpable et contagieux. J'ai eu le privilège de voyager avec elle, et elle était particulièrement consciente de la possibilité qui s'offrait à nous et de la chaleur de l'accueil qu'elle a reçu. »
Mme Gavin a affirmé que les États-Unis souhaitaient être des partenaires responsables afin « de faire avancer les relations et de ne pas laisser filer le soutien du peuple angolais. Le gouvernement de l'Angola est également conscient de ses responsabilités et poursuit la transformation du pays. »
Des mesures importantes, visant à transformer la coopération entre les États-Unis et l'Angola, ont déjà été prises, a-t-elle ajouté, notamment la récente signature d'un accord-cadre américano-angolais sur le commerce et les investissements, qui orientera ces relations, et un accord bilatéral de coopération étroite à la lutte contre le VIH/sida. Le 16 novembre, a-t-elle précisé, les États-Unis et l'Angola ont lancé un nouveau dialogue stratégique de partenariat visant à institutionnaliser la coopération bilatérale dans un large éventail de domaines, allant du développement agricole à la sécurité énergétique.
Résumant la façon dont le président Obama conçoit l'engagement des États-Unis en Afrique, Mme Gavin a déclaré : « Le président Obama n'a cessé de souligner l'importance fondamentale de la bonne gouvernance pour la stabilité et la croissance », gouvernance qui va bien au-delà de l'organisation d'élections pour inclure de solides institutions, la participation à la vie politique, le devoir civique et la transparence, de façon que les citoyens puissent exiger des comptes de leur gouvernement. La bonne gouvernance non seulement renforce l'État, a-t-elle affirmé, mais contribue aussi à diversifier et à attirer des investissements étrangers. « Partout où règne la règle de droit, où le gouvernement fonctionne dans la transparence, le climat des investissements est plus favorable et les emplois et la croissance sont plus à même de s'épanouir. »
Si les États-Unis peuvent apporter leur concours sur le plan technique, « le renforcement de la gouvernance est avant tout un projet africain », a-t-elle dit. La bonne gestion des affaires publiques repose, selon elle, sur des progrès réalisés sur d'autres fronts, notamment la mise en œuvre de stratégies de développement qui aideront les jeunes Africains qui arrivent sur le marché du travail à trouver un emploi.
De plus, a dit Mme Gavin, un développement agricole « intelligent » est au cœur de l'initiative de sécurité alimentaire lancée par le gouvernement Obama. « Certes, nous voulons vaincre la faim. Mais notre stratégie est beaucoup plus ambitieuse. Nous voulons mettre la puissance de la science, de l'esprit d'entreprise et du travail au service de l'agriculture afin de lui donner des capacités transformatrices. »
L'énergie est un autre secteur qui offre de grandes possibilités pour l'Afrique en général, et pour l'Angola en particulier. Mme Gavin a fait l'éloge du secteur pétrolier angolais, qu'elle a qualifié de raisonnable et de précieux. Mais elle a aussi félicité ce pays d'explorer les possibilités d'offrir des sources renouvelables et fiables d'énergie aux Angolais.
Elle a affirmé que les États-Unis étaient résolus à explorer la possibilité de l'instauration d'« une architecture africaine de sécurité plus ferme et plus cohérente ». Étant donné que l'Angola jouit désormais de la paix et de la stabilité, il est de mieux en mieux placé pour devenir un acteur important de la promotion de la stabilité et de la sécurité ailleurs dans la région.
Toute la difficulté, a rappelé Mme Gavin, consiste à s'assurer que les possibilités entrevues soient effectivement saisies.
(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)